Historico-Montage: GB#4 DAK vs Forces Allièes

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Episode 1: Le Renard du désert.

Le port de Tripoli, en Lybie italienne, connaît une effervescence inhabituelle. Des nombreux navires et cargos amarrés sont déchargés des matériels nouveaux avec un marquage évocateur : une croix noire. L’agitation qui règne s’entend loin dans la ville et les voix, plus gutturales, moins « chantantes » qu’à l’accoutumée, confirment l’arrivée de troupes allemandes.

Seul un instant, se préparant à rencontrer le général Italo Gariboldi, un général de 49 ans, droit dans son uniforme, ébloui par le soleil d’Afrique et les yeux plissés sous sa visière, s’est tourné vers l’horizon désertique.

L’officier emblématique du 3ème Reich qu’il incarne, ressent-il à cet instant que son destin va se transformer en légende ?
Envoyé par Hitler pour secourir les alliés italiens débordés par les Anglais, il a pour mission de reconquérir la Cyrénaïque et la Libye. Mais son ambition est plus grande !

Le 14 février 1941 débute l’épopée de l'Afrikakorps avec à sa tête celui qui deviendra le plus jeune maréchal de l’armée allemande, l’audacieux général Erwin ROMMEL vite surnommé, avec crainte et respect :

Le "Renard du désert"

Favori d’Hitler parmi ses généraux, vénéré par ses troupes et admiré par ses ennemis, Erwin Rommel « der Wüstenfuchs » et son fameux Afrikakorps doivent soutenir l’allié italien dans son expansion libyenne, et servir la propagande.

Sitôt arrivé, Rommel part en reconnaissance au-dessus du désert à bord d’un avion d’observation, en l’occurrence un Fieseler Storch, un engin qui lui sera très utile.

 

Rommel utilise fréquemment cet avion pour contrôler l'avancement de ses troupes et atterrit souvent près des lignes de front pour s'entretenir personnellement avec les commandants. Cette pratique n'est pas sans risque.

En survolant à basse altitude un bataillon de Bersaglieri, les Italiens surpris ouvrent le feu sur le Storch qu’ils ne connaissent pas. «C’est un miracle que nous n’ayons pas été abattus » Rommel
Il ne suit pas les instructions d’Hitler qui sont d'attendre le débarquement des renforts et au grand dam de la hiérarchie italienne reprend l'offensive dès que possible.

La force qu'il dirige est minuscule : le bataillon de reconnaissance et un détachement antichar de la 5ème division légère (bientôt renommé la 21ème division blindée). Le reste de la division est toujours en route pour l’Afrique et une deuxième division, la 15e Panzer, n’arrivera pas complètement avant la fin du mois de mai.

Malgré la faiblesse des moyens qui lui sont confiés, il entend non seulement sauver la tripolitaine-ouest de la Lybie, mais aussi repousser les britanniques jusqu’en Egypte. Les véhicules portent le fameux palmier du D.A.K.

Dès la mi-février 1941, avec des effectifs gonflés de faux chars en bois montés sur des Volkswagen, le général Rommel décide d’occuper l’étranglement d’El Agheila. La 5ème division légère passe rapidement à l’offensive et les troupes adverses entament un repli affolé.

Début avril 1941, avec 50 panzers et deux nouvelles divisions italiennes, Rommel surprend le général britannique Wavell, qui était convaincu que le général Rommel n’attaquerait pas avant de disposer d’au moins deux divisions blindées.
La campagne de Cyrénaïque est un véritable triomphe !

Lors de sa tentative pour conquérir l’Égypte, Rommel est bloqué à Masah Matrouk, qui se situe à 200 Km d’Alexandrie, mais sous le coup de l’attaque, les Britanniques se replient dans la plus grande confusion, évacuent Benghazi et, mi-avril 1941, sont chassés de Cyrénaïque à l’exception d’un détachement demeuré enfermé dans Tobrouk.

Le triomphe remporté sur les Italiens quelques mois plus tôt est réduit à néant.
La nouvelle ligne de défense britannique se situe dans le secteur de Marsa Matrouh.

 

 

 

Episode 2: LE SIEGE DE TOBROUK ET L’OPERATION BREVITY

La garnison de Tobrouk (9ème division australienne renforcée, par une brigade d’infanterie et 50 chars) constitue une menace sur le flanc de toute attaque allemande en direction de l’Egypte et la vaincre constitue le préalable logique à une offensive vers le Nil.

Le 14 avril 1941, le périmètre de défense est percé au sud par les chars de Rommel qui s’enfoncent de 3 kilomètres en direction du port, mais ils sont arrêtés par l’artillerie australienne, puis repoussés après avoir perdu 16 chars sur 38.

Le 16 avril, les Italiens attaquent à leur tour, en vain.

Un nouvel assaut est déclenché le 30 avril 1941, mais le lendemain, les Allemands n’ayant plus que 35 chars, l’attaque est suspendue et le siège de Tobrouk se poursuit.

Le 12 mai 1941, quatre navires provenant de Grande-Bretagne, se risquent à travers la Méditerranée au lieu de contourner l’Afrique, et atteignent Alexandrie avec 238 chars (quatre fois plus que ce dont le général Wavell dispose alors pour la défense de l’Egypte) dont 21 chars légers Mark VIC, 82 chars Cruiser y compris 50 Crusaders) et 135 chars d'infanterie Matilda, ainsi que 43 chasseurs Hawker Hurricane.

 

Les chars Matilda présentent de nombreux défauts mécaniques, notamment l'absence de filtre à sable pour les moteurs, nécessitant des préparations importantes

Opération Brevity (15 et 16 mai 1941)

Pour venir en aide aux Australiens assiégés à Tobrouk, le général Wavell, commandant en chef des forces britanniques du Proche-Orient, vise à rapidement affaiblir les forces de l'Axe dans la région de Sollum, Fort Capuzzo et Bardia.

Le 15 mai, sous le commandement de William "Strafer" Gott, la 22e brigade de la Garde et la 7e brigade blindée, alignant 51 chars, reprennent Sollum, la passe d'Halfaya et une partie du fort Cappuzzo. Les panzers de la 5e division légère contre-attaquent et reprennent le fort. Rommel fait alors intervenir les panzers de la 15e Panzerdivision qui rejoignent le Kampfgruppe Herff le 16 mai. Sollum est reprise.

William Gott décide de retirer la totalité de ses forces derrière sa ligne de départ, à l'exception de la passe d'Halfaya qui est défendue par un bataillon de la 22e brigade de la Garde et 9 Mark II Cruisers.

L'arrivée de renforts allemands oblige l'annulation de l'opération après une seule journée de combat.

Le 27 mai 1941, Rommel reprend la passe (opération Skorpion), annulant totalement les gains territoriaux préalablement acquis lors de l'opération pour les Britanniques.

Rommel a pu constater la faiblesse de son dispositif défensif sur la frontière et celui-ci est renforcé, mais les combats ont mis en lumière la vulnérabilité du Matilda face au canon de 88mm allemand qu’il saura utiliser avec une grande efficacité tout au long de la guerre du désert.

Puissant, à vocation initiale anti-aérienne, la mobilité et la capacité de projection du 88 ont été permises grâce au SdKfz 7 (Sonderkraftfahrzeug 7), autochenille de huit tonnes, destiné à lui servir essentiellement de tracteur, mais pouvant aussi transporter jusqu’à huit hommes et une importante quantité de matériel.
Equipé d’un treuil, ce véhicule joue un rôle primordial.

GB#4: Sd.Kfz7 8 1/35 Tamiya par Michael Rouyer

Episode 3: L’OPERATION BATTLEAXE (juin 1941)

L’opération, également connue sous le nom de bataille de Sollum, vise à chasser les armées allemande et italienne de l'est de la Cyrénaïque et de lever le siège de Tobrouk. C'est la première fois de la guerre où des forces allemandes significatives se retrouvent sur la défensive.

Le principal souci de Rommel est de nature logistique :
« Malheureusement, nos réserves de carburant étaient terriblement basses, et c'est avec une certaine anxiété que nous envisagions l'attaque britannique à venir, car nous savions que nos mouvements seraient dictés par la jauge à essence plus que par les nécessités tactiques. » Rommel.

Afin d’avoir une vision claire de la situation, Rommel s’appuie sur ses services de renseignement et le 33e Bataillon de reconnaissance équipé de Leichte Panzerspähwagen SdKfz 222 et de motocyclettes DKW NZ 350.

 

En ce qui concerne la qualité de ses chars, le général Wavell exprima des doutes sérieux :
« Nos chars d'infanterie sont vraiment trop lents pour une bataille dans le désert, et ils ont subi des dégâts considérables dus au feu des puissants canons anti-char de l'ennemi. Nos crusaders n'ont que peu d'avantage en puissance ou en vitesse sur les chars moyens allemands. Les pannes sont encore trop nombreuses. » Archibal Wavell

Le 15 juin, les Britanniques perdent plus de la moitié de leurs chars dès le premier jour.

Rommel utilise une tactique très efficace :
Les Panzer IV armés du canon de 75 mm avec des munitions explosives et une portée pratique de 2000 m, ouvrent le feu en restant bien au-delà des 460 m de portée des canons de deux livres des chars britanniques. Les dégâts sont minimes sur les chars britanniques, mais ravagent leur artillerie tractée de 25 livres, forcée de se retirer. Les Panzer IV et les Panzer III (canon de 50 mm) peuvent alors se rapprocher en toute sécurité et percer le blindage peu épais des chars Crusader tout en restant hors de portée de leurs canons.

 

Lorsque les chars britanniques, qui souffrent en plus de nombreuses pannes, tentent de se rapprocher, les panzers se retirent rapidement derrière un rideau de canons antichars et les 88mm.

A la suite de cet échec, Winston Churchill envoie de vastes renforts en Egypte. Tobrouk est renforcée par mer. Le général Wavell est remplacé par le général Claude Auchinleck.

Les Britanniques ont désormais 700 avions et plus de 710 chars (500 chars supplémentaires sont en réserve ou en cours d’acheminement). En comparaison, le général Rommel reçoit peu de renforts d’Allemagne. Il a 120 avions et 200 italiens ; 174 chars et 146 italiens. Par contre, il perçoit des canons antichars plus efficaces et contrôlant le terrain, il peut récupérer les véhicules détruits des deux camps pour réparation ou récupération.

Juste après la défaite des forces britanniques et en l'absence de réserves, l’Égypte s'offre sans défense pour Rommel, mais sa situation critique en matière d'approvisionnement et la menace persistante sur ses arrières que représente la garnison de Tobrouk, le dissuadent d'exploiter son succès.

Dans les airs, les Britanniques subissent des pertes nettement plus lourdes que les Allemands et les Italiens. La principale raison, selon le maréchal Tedder, est le manque d'entrainement des pilotes et la nécessité d'une couverture aérienne constante, impliquant des patrouilles de petite taille.

Pour autant, des pilotes alliés mènent la vie dure à la Luftwaffe. Le 29 août 1941, à bord de son P-40 Tomahawk, l’as australien Clive Caldwell est attaqué par deux 109 au nord-ouest de Sidi Barrani.

L’un de ses assaillants n’est autre que le célèbre Bf 109 E-7 "black 8" du 2/JG 27 piloté par l’un des meilleurs as de l’Allemagne, le Leutnant Werner Schröer, à qui on a attribué 114 avions alliés en seulement 197 missions de combat.

 

Lors de la première attaque, Schröer endommage le Tomahawk de Caldwell qui est blessé par balle au dos, à l'épaule gauche et à la jambe. Lors du passage suivant, des morceaux de plexiglass le blessent de nouveau au visage et il reçoit des éclats d'obus dans le cou. Deux obus traversent le fuselage arrière, juste derrière lui, et l'aile tribord est endommagée.
Le moteur prend feu, mais il réussit à éteindre les flammes grâce à un glissement violent.

 

Malgré les dommages subis par lui-même et par l'avion, Caldwell s'estime "assez hostile" selon ses termes, pour attaquer ses assaillants et il réussit à abattre le second 109 avant d’endommager lourdement l’avion de Werner Schröer, contraint de désengager à la hâte, manifestement très surpris par la tournure des événements.

 

Il ramène ensuite son épave volante à la base de Sidi Haneish. Le P-40 est criblé de plus de 100 cartouches de balles, ainsi que de cinq coups de canon de 20 mm qui ont perforé un pneu et rendu les volets inopérants.

Remis de ses blessures, promu au grade de Flight-Lieutenant, à la tête du 250e escadron dans la région d’El Adem le 5 décembre 1941, Caldwell engage une formation de quarante bombardiers en piqué Junkers Ju-87 Stuka et en quelques minutes, il abat cinq bombardiers pour lesquels il se voit attribuer une barre à sa DFC.

Episode 4: L’OPERATION CRUSADER (15 novembre-15 décembre 1941)

Après l'échec de l'opération Battleaxe, les Britanniques ont besoin d'une victoire pour remonter le moral de leurs troupes et de leur population. L'arrivée d'Auchinleck à la tête du front à la place de Wavell change les habitudes britanniques dans le désert. L'opération a lieu après un été sans combat, lors duquel les deux adversaires se sont renforcés.

La Western Desert Force est devenue la VIIIe Armée en septembre 1941 et est placée sous le commandement du Lt General Sir Alan Cunningham qui avait chassé les Italiens de la Somalie et de l’Abyssinie.

Les Britanniques, dont le char Matilda Mark II est devenu obsolète, reçoivent deux nouveaux modèles de chars :

Rommel ne dispose d'aucune réserve en chars. Néanmoins, les Allemands disposent d'un nombre élevé de Panzer III et IV, qui sont largement supérieurs à tous les chars britanniques.

Enfin, les forces de l'Axe disposent d'un bon nombre de canons antichars.

Le 18 novembre 1941, alors qu’ils ont une écrasante supériorité numérique, les chars britanniques font encore l’erreur d’avancer en ordre dispersé, par petits paquets, notamment à Sidi Rezeigh, s’offrant aux tirs de canons antichars allemands habilement placés et camouflés.
Tout laisse à penser que l'opération Crusader risque d'être encore plus catastrophique que l'opération Battleaxe. Mais les Britanniques avec leurs alliés (Commonwealth et Polonais) réagissent et infligent aux troupes allemandes de lourdes pertes les obligeant à battre en retraite à Gazala et à abandonner le siège de Tobrouk.

Le 20 novembre. La bataille est rude ; l'arrivée de canons de 88 mm et d'artillerie antichar permet toutefois aux Allemands de rester maîtres du terrain et de repousser les M3 Stuart.

Le lendemain commence une des plus grandes batailles de chars de la Guerre du désert.
M3 Stuart et Crusader contre Panzer, plus les chars italiens de la division Ariete.
Les Britanniques tombent sur le quartier général de l’Afrika Korps et le détruisent.
Le 23 novembre, les Allemands perdent 70 des 160 chars qu’il leur restait, mais le lendemain, Rommel décide d’attaquer les lignes de ravitaillement britanniques dans la zone de Sidi Omar, espérant les contraindre à cesser le combat. Il occupe rapidement le col d’Halfaya. Le gros des chars allemands et italiens n’a cependant pas suivi et faute de ravitaillement, il laisse le temps aux Britanniques de se ressaisir.
Le 26 novembre, le général Alan Cunningham est remplacé par le général Neil Richtie.
Le 27 novembre 1941, le général Rommel renonce à sa contre-attaque et replie ses forces en direction de Tobrouk. L’Afrika Korps n’a plus que 60 chars.

Un char Crusader passe derrière un Panzer IV détruit (27 novembre 1941)

La 8ème armée britannique entame une molle poursuite, laissant les Allemands se replier sans trop de peine jusqu’à Marsa El Brega, sur la côte tripolitaine ; une position idéale pour la défensive. Par contre, les garnisons germano-italiennes isolées derrières les lignes britanniques ont dû capituler. Néanmoins, la liaison avec Tobrouk est rétablie et sa garnison renforcée par terre et par mer.

Enfin, le 31 décembre, Erwin Rommel s’est replié sous la pression britannique et a abandonné toute la Cyrénaïque aux Britanniques.

Ainsi s’achève cette année 1941 en Afrique du Nord.

Episode 5: LA BATAILLE DE GAZALA (26 mai au 21 juin 1942)

Début 1942 Rommel reçoit des renforts en hommes et en blindés et le 21 janvier 1942, il envoie trois fortes colonnes blindées en reconnaissance tactique.
Le même jour va décoller une petite force aérienne pour une mission très spéciale.

Le « Sonderkommando Blaich » ou l’attaque du fort Lamy au Tchad

Les forces spéciales britanniques sèment le chaos derrière les lignes de l’axe et aident les commandants britanniques à concevoir leurs lignes de défense. Il est décidé d’attaquer les extrémités du désert tchadien.

Sous le commandement du capitaine Theo Blaich (riche propriétaire foncier et aventurier en Afrique avant la guerre), une unité aérienne spéciale est constituée pour faire face au Long Range Desert Group et aux SAS dans le désert. Elle est composée d'un He-111 et du Bf-108 Taifun personnel de Blaich qu’il pilote lui-même.

A environ 2 500 kilomètres plus au sud, les Français Libres occupent l'avant-poste de Fort Lamy au Tchad, position d’une importance stratégique capitale pour les Alliés, car il s'agit de la principale enclave intérieure de ravitaillement en provenance des ports et des champs pétrolifères de la côte ouest africaine. C'est également un dépôt d'approvisionnement vital pour les forces spéciales alliées.

Compte tenu de l'offensive prévue par Rommel, il est décidé de bombarder Fort Lamy.

Le 21 janvier 1942, les avions décollent et le premier arrêt pour faire le plein a lieu sur la petite piste italienne de l’oasis de Hun.
Blaich est reçu par le major Conte Vimercati-Sanseverino arrivé la veille en Savoia-Marchetti pour apporter l'essence nécessaire.

La petite force repart l’après-midi même.

Bientôt, le fort Lamy apparaît à l'horizon avec son aérodrome et ses gigantesques réservoirs d'essence. 16 bombes de 50 kg sont larguées et explosent dans des entrepôts.
Tout le carburant accumulé, environ 400 000 litres, ainsi que divers types d'huiles et de lubrifiants partent en fumée. Dix avions sont également détruits au sol. Fort Lamy est hors de combat pendant quelques semaines ; c’est vraiment un coup dur car l’essence débarquée à Douala est amenée à fort Lamy par camions sur 1200km de mauvaises pistes praticables qu’une partie de l’année.

C’est un grand succès avec un seul bombardier et le He-111, accompagné du Bf-108, met le cap au nord évitant les tirs anti-aériens des défenseurs surpris. Après quatre heures de vol, il fait nuit et Field One, l'aérodrome de l'oasis, est introuvable.
Les deux appareils se posent dans le désert et l'opérateur radio envoie un SOS signalant la position présumée à environ 120 km au sud d'Agedabia.

Le contact n’est établi que 48 heures plus tard et le général Frohlich ordonne une opération de sauvetage, mais une tempête de sable empêche toute intervention immédiate.

Le mardi 27 janvier, la dernière portion d’eau est distribuée quand, quelques minutes plus tard, apparait un avion de reconnaissance italien. "Nous reviendrons demain et vous apporterons le carburant. Field One n'est qu'à une demi-heure d'ici."

Le lendemain matin, un Ju-52 atterrit sans difficulté avec suffisamment de carburant pour retourner en toute sécurité à la base. La mission est terminée.

GB#4 Bf 108 B-2 Trop au 1/48 Eduard par Florent (Sonderkommando Blaich)

La reconnaissance blindée du 21 janvier se transforme rapidement en une offensive et Benghazi tombe aux mains des forces de l'Axe le 28 janvier. Elle se poursuit en direction du port fortifié de Tobrouk.

Allant de Gazala (48 km à l'ouest de Tobrouk) à l'ancienne forteresse turque de Bir Hakeim (80 km au sud de Tobrouk), le front est stabilisé le 4 février 1942, puis Rommel reprend l'offensive pour capturer Gazala.

Le 26 mai 1942, il attaque simultanément les positions britanniques et les Forces Françaises Libres retranchées à Bir Hakeim (la bataille de Bir Hakeim fait l'objet d'un épisode dédié).

La position de Gazala est tenue par 100 000 soldats, soutenue par 849 chars et une très forte artillerie. Mais il y a seulement 320 avions dont 200 utilisables immédiatement.
De leur côté, les forces de l'Axe peuvent compter sur des renforts frais arrivés de Tripoli en février et la capture des dépôts de Benghazi qui leur assure une logistique viable.

Le général britannique Neil Ritchie et son état-major durant la bataille, le 31 mai 1942

L'offensive (nom de code Venezia) combine l'emploi massif de forces blindées et d'infanterie. Alors que les Allemands progressent dans la ville, le 14 juin, les forces alliées battent en retraite et se retirent de Gazala. La ville est totalement occupée le 21 juin 1942.

Les pertes alliées sont très importantes : 35 000 capturés, 15 000 tués ou blessés et 1 188 chars mis hors de combat. En face, les pertes humaines restent relativement « modestes » (5 000 tués), mais les pertes matérielles sont lourdes : 400 chars sont détruits ou endommagés.

Suite à leur défaite, souhaitant protéger Alexandrie, Le Caire et le canal de Suez, les Alliés se replient sur une ligne défensive entre El Alamein, au bord de la mer, et la dépression de Qattara dans le désert.

Il s'agit de la dernière importante victoire de l'Axe sur le théâtre nord-africain, mais avec beaucoup de pertes en blindés qui manqueront terriblement dans les batailles ultérieures.

Episode 6: LA BATAILLE DE BIR HAKEIM (27 mai au 11 juin 1942)

La bataille de Bir Hakeim, du nom d'un point d'eau désaffecté au milieu du désert de Libye, au sud de Tobrouk, est la première contribution militaire d’importance des Forces françaises libres. Elle est pour beaucoup dans la reconnaissance politique par les Alliés du Comité national de la France combattante.

Pendant ces seize jours, la 1re brigade française libre (future 1re division française libre) du général Kœnig résiste aux attaques des armées motorisées italiennes et allemandes (l'Afrika Korps), plus nombreuses. Le répit ainsi gagné par les Français libres permet aux Britanniques, alors en mauvaise posture, de se replier.

L'offensive débute sous de bons augures, le général Kesselring avec son corps aérien, revenu du front de l'Est, opérant à partir des bases de Sicile, fixe au mieux Malte qui entrave le ravitaillement de l'AfrikaKorps.

De plus, des plongeurs italiens ont mis hors de combat deux cuirassés britanniques, ainsi qu'un cargo de la Royal Navy, en rade d'Alexandrie. Le ravitaillement et les renforts germano-italiens s'améliorent alors que les Britanniques sont contraints d'envoyer des troupes en Asie du Sud-Est pour contrer les Japonais.

L'Abwehr a percé les codes britanniques et peut déchiffrer les messages transmis aux attachés militaires américains qui regorgent de précisions sur le dispositif militaire britannique ; il a aussi infiltré un espion au Caire, Johannes Eppler (également connu sous le nom Hans Eppler, John Eppler et Hussein Gaafer) et bénéficie des moyens de surveillance radiotélégraphiques de la compagnie d'écoute (Horchabteilung).

Rommel, malgré des moyens très inférieurs en nombre possède l'initiative et ses troupes sont plus mobiles et plus aguerries dans le désert. Il choisit d'envelopper la ligne de front par le sud et de remonter au nord pour séparer en deux la 8e armée britannique du général Ritchie. Convaincu que les Allemands attaqueront directement Tobrouk, le général Ritchie y a déployé le gros de ses forces. Le flanc sud n'est couvert que par deux divisions et trois brigades dont la 1re brigade française libre commandée par le général Kœnig. Le piège semble pouvoir se refermer sur la 8e armée.

La 1re brigade française libre, composée de 3 700 hommes, est une unité hétérogène dont les deux tiers sont issus des colonies et territoires outre-mer. « Elle apparaît comme une étonnante synthèse de la France et de son empire ». Général Yves Gras

L'armement est hétéroclite, mais la grande majorité de l'artillerie est d'origine française, récupérée au Levant, dont 54 canons de 75 (30 utilisés en antichars) et 44 mortiers de 81 ou de 60. La garnison dispose au départ de dix jours de ravitaillement et de vingt mille obus de 75.

Le général Bernard Saint-Hillier décrit ainsi la position de Bir Hakeim:
« Simple croisement de pistes dans un désert aride, caillouteux et nu que balaient les vents de sable, Bir Hakeim est vu de partout. Le champ de bataille se caractérise en effet par une absence totale de couverts et d'obstacles naturels. La position englobe une légère ondulation sud-nord, que jalonne un ancien poste méhariste, sans valeur défensive, et, près d'un point coté 186, les deux mamelles, qui sont les déblais de deux anciennes citernes. À l'est de l'ondulation, une grande cuvette inclinée vers le nord. »

Le système défensif emploie massivement le marais de mines (très grande surface faiblement minée).

Dans la nuit du 26 mai 1942, Rommel lance le large mouvement de contournement prévu, au sud de Bir Hakeim. Tout en infligeant des pertes importantes aux allemands, les unités blindées britanniques qui résistent de façon improvisée et désordonnée subissent des pertes considérables.
Kœnig fait prendre à ses hommes leurs dispositions pour le combat.

Le 27 mai, à 9 h, la première attaque sur Bir Hakeim est le fait des Italiens en deux vagues successives mais ils sont contraints au repli en raison du tir de barrage de l'artillerie française, les blindés tombant dans les marais de mines ou étant détruits à bout portant par les canons de 75 mm.

La division Ariete est réduite à 33 chars en quarante-cinq minutes. Beaucoup de tirs des canons antichars ont lieu à 400, voire à 200 mètres mais les légionnaires n'ont pas perdu pied. Les Français n'ont que 2 blessés, un camion et un canon détruits.

Plus au nord, la 3e brigade indienne est anéantie et deux brigades britanniques doivent se replier sur Bir-el-Gobi et El Adem, laissant Bir Hakeim isolé.

Durant les journées suivantes, l’eau menace de manquer à la suite de l’arrivée de six cent vingt soldats indiens capturés puis abandonnés par les forces de l’Axe en pleine offensive, et de la présence de deux cent quarante-trois prisonniers. Le 31 mai, 50 camions de ravitaillement parviennent à Bir Hakeim, avec leur cargaison d'eau et repartent avec les « bouches inutiles ».

Un raid mené par le colonel Amilakvari, destiné à nettoyer les alentours avec les groupes mobiles Messmer, de Roux et de Sairigné, permet de détruire cinq chars ennemis et un atelier allemand de réparation de blindés.

Le bilan de la brigade FFL est alors de 41 chars détruits, 98 prisonniers allemands et 145 italiens pour 2 morts et 4 blessés.

Rommel qui ne peut laisser subsister sur ses arrières la menace d’une brigade alliée qui vient de prouver sa valeur doit stopper son avance, jusqu’à ce qu’il ait réduit le point d’appui français

Il renforce les divisions italiennes et fait bombarder à plusieurs reprises, le 1er juin, le camp retranché français. Le 2 juin, 2 officiers italiens demandent la reddition des français, mais le général Kœnig rejette leur ultimatum.

Le 3 juin, Rommel envoie un message écrit de sa main au général Kœnig :
« Aux troupes de Bir Hakeim. Toute résistance prolongée signifie une effusion de sang inutile. Vous subirez le même sort que les deux brigades anglaises de Got-el-Oualeb qui ont été détruites avant-hier. Nous cessons le combat si vous hissez des drapeaux blancs et si vous vous dirigez vers nous, sans armes. »

La seule réponse de la brigade FFL est une salve de canon du 1er régiment d'artillerie qui détruit quelques camions allemands. Les jours suivants, tous les assauts germano-italiens sont repoussés.

 

Rommel raconte :
« Une invitation à se rendre, portée aux assiégés par nos parlementaires, ayant été repoussée, l'attaque fut lancée vers midi, menée du nord-ouest par la division motorisée Trieste, et du sud-est par la 90e division motorisée allemande, contre les fortifications, les positions et les champs de mines établis par les troupes françaises. La bataille de juin commença par une préparation d'artillerie ; elle devait se poursuivre pendant dix jours durant et avec une violence peu commune. Pendant cette période, j'assumai moi-même, à plusieurs reprises, le commandement des troupes assaillantes. Sur le théâtre des opérations africaines, j'ai rarement vu combat plus acharné. »

Von Mellenthin, un des autres généraux allemands de l'Afrikakorps, déclarera plus tard « n'avoir jamais affronté, au cours de toute la guerre du désert, une défense aussi acharnée et héroïque ».

L'isolement de Kœnig est presque total. À partir du 6 juin, l'assaut proprement dit commence et l'encerclement est effectif au soir.

La journée du 7, le scénario est le même, les Allemands s'approchent encore de la position, mais les légionnaires, bien retranchés, contre toute attente, malgré le pilonnage incessant, la faim et la soif qui commencent à se faire sentir, refusent l'accès à leur fort.

La RAF intervient à quatre reprises en mitraillant les forces engagées dans le champ de mines.

Un dernier convoi arrive dans la nuit, il est guidé par l'aspirant Bellec, qui est passé à travers les lignes allemandes pour aller du camp retranché au convoi. Un brouillard couvre leur arrivée mais couvre aussi les préparatifs de Rommel qui a fait venir du renfort (chars lourds, canons de 88, pionniers du colonel Hacker, etc.)

Le matin du 8 juin, Rommel est fin prêt à lancer une nouvelle offensive. Il est impressionné par la résistance des Français, et écrit cela dans ses carnets : « Et pourtant, le lendemain, lorsque mes troupes repartirent, elles furent accueillies par un feu violent, dont l'intensité n'avait pas diminué depuis la veille. L'adversaire se terrait dans ses trous individuels, et restait invisible. Il me fallait Bir Hakeim, le sort de mon armée en dépendait. »

Dans son véhicule de commandement « Greif », le général Rommel mène personnellement l'attaque au nord, en lançant de sonores « Vorwärst ! », approchant au maximum les pièces de 88 mm et de 50 mm pour effectuer des tirs tendus sur les fortifications françaises.

GB#4: Sd.Kfz. 250/3 "GREIF" 1/35 Dragon par Davebond

La Luftwaffe intervient avec, entre autres, un raid de 42 Stukas qui touche le poste sanitaire de la brigade, tuant 17 blessés. Malgré les moyens engagés, les Français résistent toujours, le général Saint-Hillier raconte : « L'équipe de pièce d'un canon de 75 est volatilisée par un coup de 88 frappant l'alvéole ; le légionnaire survivant, la main arrachée, charge son 75 en s'aidant de son moignon, pointe son canon et touche le 88… »
Le général Hoffmann von Waldau, chef de l’aviation, se plaint de l’insuffisance des attaques terrestres qui rendent inutiles les pertes de la Luftwaffe. Les Français Libres ont reçu jusque là l’appui de 500 sorties de la R.A.F. et des F.A.F.L. Le maréchal Kesselring prévient Rommel que « cela ne peut durer ».

Au soir, seuls quelques endroits au nord du dispositif ont été entamés, le général Kœnig adresse un message à ses hommes. Il a été informé que le 10 juin serait le dernier jour à tenir et qu'ils pourront abandonner la position à l'ennemi le lendemain, les Britanniques ayant pu se réorganiser durant le temps où la 1re brigade française libre a bloqué l'Afrikakorps.

Voici son message : « Nous remplissons notre mission depuis quatorze nuits et quatorze jours. Je demande que ni les cadres ni la troupe ne se laissent aller à la fatigue. Plus les jours passeront, plus ce sera dur : cela n'est pas pour faire peur à la 1re brigade française libre. Que chacun bande ses énergies ! L'essentiel est de détruire l'ennemi chaque fois qu'il se présente à portée de tir ».

Pour le combat du lendemain, la brigade FFL, qui n'a pas été ravitaillée après les combats de la veille, ne dispose plus de munitions que pour la journée, les réserves d'eau sont quasiment épuisées. La RAF arrivera à fournir un ravitaillement aérien de 170 litres en eau qui servira surtout pour les blessés. La nourriture manque aussi.
Jusqu'à 9 h, le brouillard empêche les combats de commencer et permet aux équipes téléphonistes du capitaine Renard de rétablir les lignes avec les Britanniques.
Rommel, de son côté, a fait venir la 15e Panzerdivision

Dans la matinée, la situation est relativement calme, malgré quelques accrochages au nord-ouest entre le 66e régiment d'infanterie italien (appartenant à la division Trieste) et les hommes du lieutenant Bourgoin qui se battent à la grenade et les bombardements d'artillerie et d'aviation sur le camp de la part des Allemands.

À 13 h, 130 avions germano-italiens bombardent le côté nord du camp, l'infanterie allemande lance son attaque tout en étant couverte par la 15e Panzerdivision qui bombarde elle aussi fortement les Français. La 9e compagnie du capitaine Messmer est enfoncée, ainsi que le centre tenu par la section de l'aspirant Morvan ; malgré tout, la situation est rétablie grâce à une charge de Bren Carrier.

L'artillerie continue à pilonner les Français jusqu'à 21 h, heure à laquelle une nouvelle offensive est lancée mais de nouveau repoussée.

Du 2 au 10 juin, plus de 40 000 obus et une grande quantité de bombes tombent sur les Français, qui tirent 42 000 obus de 75.

Après cet ultime assaut de l'Afrikakorps, les Français prévoient d'abandonner la position qui n'est plus d'aucune utilité aux Britanniques

L’Afrika-Korps a été bloqué pendant de longues journées qui lui ont coûté cher et la Luftwaffe, après 1 400 sorties, est saignée, manque d’essence et doit se rationner… Bir Hakeim, première victoire stratégique française, est aussi une victoire aérienne dont l’influence ne se limite pas au seul champ de bataille de la Méditerranée. Ayant subi à Bir Hakeim un revers majeur infligé par les forces de la France Libre commandées par le général Koenig, Rommel raconte :

« Le 11 juin 1942, la garnison française devait recevoir le coup de grâce. Malheureusement pour nous, les Français n'attendirent pas. En dépit des mesures de sécurité que nous avions prises, ils réussirent à quitter la forteresse, commandés par leur chef, le général Kœnig, et à sauver une partie importante de leurs effectifs. À la faveur de l'obscurité, ils s'échappèrent vers l'ouest et rejoignirent la 7e brigade anglaise. Plus tard, on constata qu'à l'endroit où s'était opérée cette sortie, l'encerclement n'avait pas été réalisé conformément aux ordres reçus. Une fois de plus, la preuve était faite qu'un chef français, décidé à ne pas jeter le fusil après la mire à la première occasion, peut réaliser des miracles, même si la situation est apparemment désespérée. Dans la matinée, je visitais la forteresse, théâtre de furieux combats ; nous avions attendu sa chute avec impatience. Les travaux de fortification autour de Bir Hakeim comprenaient, entre autres, 1 200 emplacements de combat, tant pour l'infanterie que pour les armes lourdes ».

 

 

 

 

 

 

Prochain épisode: LA PREMIERE BATAILLE D’EL ALAMEIN (du 1er au 27 juillet 1942)

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Très tôt, je suis émerveillé par l'aviation et l’astronautique ; j’ai 9 ans quand Amstrong pose le pied sur la lune en 1969. Découvert dans un grenier, le "Le Grand Cirque" de notre As national Pierre Clostermann est un véritable révélateur (avec les BD « Rapaces ») et, comme les copains de mon âge, je monte des avions de la seconde guerre mondiale au 1/72 (que sont-ils devenus ??). Enfant puis adolescent, je dévore tout ce qui concerne l’aviation de cette période avec une soif insatiable. La vie active m’éloigne de tout cela, mais à 30 ans, je découvre l’échelle 1/48 grâce à un ami. C’est un premier réveil ! Je me lance avec le CORSAIR de Papy Boyington (Ah.. les têtes brûlées) ainsi qu’un A6M5c ZERO, tous deux peints au pinceau. Parallèlement, j’accumule une documentation papier très importante (internet n'existe pas). J’achète des boîtes, du matériel et j’investis même dans un aérographe et un compresseur, mais la vie privée et surtout professionnelle me rattrape presqu’aussitôt et m’éloigne du maquettisme pendant de nombreuses années. Avec l’arrivée dans les foyers de l’ordinateur et des simulateurs de vol, mon intérêt pour l’aviation, les pilotes et plus généralement pour l’histoire se confirme, se développe encore. A 45 ans, je réalise l’un de mes rêves et me retrouve un jour seul aux commandes d’un Cessna. Puis, en 2018, je découvre « Plastikdream » avec un autre « Clostermann ». C’est le second réveil ! Quelle chance de pouvoir partager ainsi en images les conseils, les expériences, des méthodes nouvelles pour moi, et tout cela dans une ambiance chaleureuse et conviviale. Je ressors les maquettes, le matériel, la documentation restés dans des cartons pendant 25 ans et j’investis. Je retrouve soudain l’enfant enfoui en moi avec une réelle excitation, mais surtout une intense émotion. C’est décidé, je vais revivre à fond ma passion. Depuis, je connais une belle aventure. J’apprends beaucoup et m’évertue à m’améliorer tout en essayant de transmettre mon vif intérêt pour l’histoire qui entoure un modèle ; le montage se trouve, selon moi, transcendé, infiniment plus passionnant ; j’allais écrire : plus vivant. J’ai imaginé le concept « d’historico-montage » qui permet de voir, de ressentir l’appareil réalisé bien différemment, le devinant dans son contexte historique, géographique, supposant la vie de son pilote, notant au passage le petit détail qui confèrera un plus grand réalisme au modèle. En conclusion, je tiens à remercier vivement Didier dit « Clostermann » qui, par sa généreuse initiative, réveille en nous l’enfant endormi. Très longue vie à PlastikDream et à son magnifique forum. Bien cordialement à tous et à toutes.

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