Mirage 2000 N




Rafale B




Fw-190




Locomotive BR-52




Spitfire Mk.I




Les couleurs intérieures des avions US pendant la WW2 – Partie 3

Les couleurs intérieures des avions de l’US Navy

Dans les deux premières parties de cet article, Les couleurs intérieures des avions américains, 1941-1945, nous avons passé en revue les peintures de protection utilisées dans l’industrie aéronautique américaine juste avant la guerre et pendant la Seconde Guerre mondiale. Nous avons également suivi l’évolution des teintes et des spécifications appliquées au cours de cette période.

Dans cette troisième partie, nous allons nous intéresser plus particulièrement aux finitions intérieures de plusieurs avions de l’US Navy, en prenant comme exemples quelques modèles bien connus des maquettistes.

À noter : la plupart des noms de couleurs mentionnés dans cette partie, comme Grumman Grey ou Salmon Pink, ont déjà été présentés dans la première partie de cette série.

Généralités

Juste avant la Seconde Guerre mondiale, de nombreux avions de l’US Navy, comme le F2A, le F4F, le SBD et le TBD, présentaient un cockpit de couleur argentée sur les photographies d’époque. Il s’agissait très probablement d’une finition en laque aluminium (Aluminium lacquer). Sur certains appareils, cette finition a été conservée durant les premières semaines du conflit.

Par la suite, les intérieurs des avions de l’US Navy ont généralement adopté l’Interior Green. Cette couleur était à l’origine une teinte utilisée par la Marine américaine. Lors de l’adoption des peintures normalisées ANA en 1943, l’Interior Green a été retenu comme couleur de référence pour le primaire au Zinc Chromate teinté.

En règle générale, les trains d’atterrissage et les puits de train des avions embarqués de cette époque étaient peints dans la même couleur que le dessous du fuselage.

Vers la fin de l’année 1944, l’US Navy a modifié ses spécifications concernant la peinture des cockpits. Les tableaux de bord, les consoles latérales et les parois situées au-dessus du bord inférieur du tableau de bord devaient désormais être peints en noir. Les surfaces du cockpit situées en dessous de cette limite devaient, quant à elles, conserver une finition Interior Green.

En revanche, l’Interior Green était très rarement utilisé à l’intérieur des capotages moteur des avions de l’US Navy pendant la Seconde Guerre mondiale. Les teintes les plus couramment employées dans ces zones semblent avoir été le Non-Specular Light Grey (gris clair mat) ou le noir. L’Interior Green ne sera standardisé pour cet usage qu’après la guerre.

Comme toujours avec les règlements et les pratiques de production, il faut toutefois s’attendre à rencontrer des exceptions.

Le Brewster F2A Buffalo

Les premières versions du Brewster Buffalo, notamment les F2A-1 et F2A-2, ainsi que les Model 239 finlandais et néerlandais, possédaient un cockpit peint en laque aluminium (Aluminium lacquer). Comme souvent, le tableau de bord et les boîtiers des interrupteurs étaient noirs.

Les versions plus tardives F2A-3 sortaient d’usine avec un cockpit peint en Zinc Chromate Green, une teinte proche de l’Interior Green.

Le manuel du Model 339 destiné aux Britanniques ne précise pas les couleurs intérieures. D’autres éléments laissent toutefois penser que la teinte utilisée correspondait à l’Interior Green britannique.

Le Curtiss SB2C Helldiver

Curtiss aurait utilisé sa propre teinte, appelée Curtiss Cockpit Green, une variante du Zinc Chromate Green.

Selon certaines sources, ce nom commercial désignait simplement l’Interior Green standard, référencé ANA 611. D’autres affirment toutefois qu’il s’agissait d’une couleur différente, plus claire et tirant davantage vers le brun.

La soute à bombes, les puits de train et les jambes du train d’atterrissage étaient tous peints en Interior Green, y compris sur les Helldiver produits en fin de série. Cette pratique différait de celle habituellement suivie par l’US Navy, qui consistait à peindre les puits de train et leurs trappes dans la même couleur que le dessous de l’avion.

Le Grumman F4F Wildcat

Les premiers F4F à ailes jaunes (yellow-wing), produits avant la généralisation du camouflage, auraient eu toutes leurs surfaces intérieures, cockpit compris, peintes en laque aluminium (Aluminium lacquer).

D’après les manuels de montage et d’entretien du constructeur, les cockpits des F4F-3 et F4F-4 étaient peints en Bronze Green. Les F4F-4 produits plus tardivement auraient pu recevoir de l’Interior Green. Selon certaines sources, cette différence dépendrait du lieu de fabrication : les Wildcats construits par Grumman auraient été peints en Bronze Green, tandis que ceux assemblés par Eastern auraient reçu de l’Interior Green.

Une anecdote intéressante concerne Tom Cheek, célèbre pilote du VF-42 embarqué sur l’USS Yorktown au moment de la bataille de Midway. Il aurait raconté avoir fait peindre son cockpit en rouge, afin de rester vigilant !

Les autres zones intérieures du Wildcat — l’intérieur du fuselage, les faces internes des capotages moteur, la zone située sous le plancher du cockpit et les puits du train d’atterrissage principal — semblent avoir été peintes dans une teinte gris clair appelée Grumman Grey.

À l’origine, le réservoir de carburant situé sous le cockpit aurait probablement reçu lui aussi un primaire gris clair. Cependant, le manuel de montage et d’entretien du F4F-4 prescrit une peinture gris foncé (Dark Grey) pour ce réservoir. La teinte exacte de ce gris foncé reste difficile à déterminer.

Les jambes du train d’atterrissage du Wildcat étaient peintes en Grumman Grey, avec une finition noire sur les parties inférieures qui dépassaient du fuselage. C’était la finition appliquée en usine, mais il n’était pas rare que ces éléments soient repeints dans la couleur du camouflage voisin : gris clair pour les Wildcats à camouflage bicolore, ou Insignia White pour ceux dotés d’un camouflage tricolore.

Les logements des roues aménagés dans le fuselage, ainsi que les roues elles-mêmes, étaient également peints en usine dans la couleur du camouflage environnant.

Les FM-1 et FM-2 produits par General Motors bénéficiaient d’une finition intérieure standardisée en Interior Green, depuis l’intérieur des capotages moteur jusqu’à l’arrière de l’appareil, jambes du train d’atterrissage comprises.

Le Grumman F6F Hellcat

Lorsque le Hellcat est entré en production de masse, Grumman avait décidé de remplacer le Bronze Green par l’Interior Green dans les cockpits. Le constructeur aurait également envisagé d’abandonner son propre primaire, le Grumman Grey, au profit du Zinc Chromate. Toutefois, les stocks de peintures déjà disponibles devaient être utilisés jusqu’à épuisement.

Ainsi, les quelque cent premiers F6F-3 produits ont presque certainement reçu une finition Bronze Green dans le cockpit, grâce aux stocks restants. Les appareils suivants ont ensuite adopté l’Interior Green.

À partir du F6F-5, les surfaces du cockpit situées au niveau des consoles latérales et au-dessus de celles-ci, consoles comprises, étaient peintes en noir mat. Les autres surfaces intérieures conservaient une finition Interior Green.

L’intérieur des capotages moteur du Hellcat a connu plusieurs variations au cours de la production. On y trouve notamment du Grumman Grey, de l’Interior Green ou du Zinc Chromate Yellow. Sur les F6F-5 produits plus tardivement, l’intérieur des capotages moteur était peint en noir mat. Les autres espaces fermés à l’intérieur du fuselage étaient soit en Grumman Grey sur les premiers appareils, soit en Zinc Chromate Yellow.

Conformément à la pratique générale de l’US Navy, les puits de train et les jambes du train d’atterrissage étaient peints dans la couleur du dessous de l’avion. Toutefois, la zone située devant le longeron principal, à l’intérieur du puits de train, était laissée en Interior Green.

Enfin, certaines photographies de Hellcat en service montrent des moyeux de roues et des jambes de train avec une finition aluminium. Il est possible que cette peinture ait été appliquée lors de révisions effectuées dans des ateliers de maintenance sur le terrain.

Le Grumman F7F Tigercat

Selon les normes en vigueur à la fin de la guerre, le cockpit du F7F était peint en Interior Green, tandis que les surfaces situées au-dessus des consoles latérales recevaient une finition en noir mat.

Les autres espaces intérieurs, y compris le cockpit arrière lorsqu’il était présent, étaient peints en Zinc Chromate Yellow, avec les surfaces supérieures en noir mat.

L’intérieur des capotages moteur était peint en Interior Green, ou peut-être en Zinc Chromate Yellow.

L’Interior Green était également utilisé sur les autres surfaces intérieures de la cellule, notamment dans les puits de train. Les jambes du train d’atterrissage, les roues et les trappes étaient peintes en Glossy Sea Blue, afin de correspondre à la couleur du dessous de l’avion.

Le Grumman F8F Bearcat

Conformément aux pratiques alors établies chez Grumman, les puits de train du F8F étaient peints en Glossy Sea Blue, tout comme les jambes du train d’atterrissage et les trappes.

Dans le cockpit, l’Interior Green était appliqué sur les surfaces situées sous le bord inférieur du tableau de bord, tandis que les surfaces au-dessus de cette limite étaient peintes en noir mat. Le siège était également noir.

L’intérieur des capotages moteur était peint en Interior Green, ou éventuellement en noir mat.

Le Grumman TBF/TBM Avenger

Sur les premières versions TBF-1 et TBF-1C, le compartiment de l’équipage présentait deux couleurs : la partie avant, jusqu’à la cloison située devant la tourelle, était peinte en Bronze Green, tandis que les espaces réservés à l’équipage à l’arrière étaient en Interior Green. L’intérieur des capotages moteur recevait une finition Grumman Grey.

Dans des versions ultérieures des manuels de montage et d’entretien, le Bronze Green du cockpit a été remplacé par le Dark Dull Green.

Les TBM-1C et TBM-3 construits par la division Eastern Aircraft de General Motors avaient, quant à eux, toutes leurs surfaces intérieures peintes en Interior Green, depuis l’intérieur des capotages moteur jusqu’à l’arrière du fuselage.

Comme pour les autres avions de l’US Navy, les puits de train, les jambes du train d’atterrissage, les moyeux de roues et les logements des volets d’atterrissage étaient peints dans la couleur du dessous de l’avion, et ce pendant toute la production de l’Avenger.

Le Vought F4U Corsair

Déterminer les couleurs intérieures du Corsair est particulièrement délicat. Sur les premiers F4U-1 à verrière en forme de cage (Birdcage), les photographies d’époque montrent des cockpits très sombres, probablement noirs. L’examen de plusieurs épaves de F4U-1 semble confirmer cette hypothèse, alors que les manuels de montage et d’entretien du constructeur prescrivent du Dark Dull Green.

Comme nous l’avons vu précédemment, les premiers Corsair recevaient, sur les surfaces intérieures autres que le cockpit, un primaire Salmon Pink. Cette teinte a été utilisée pendant une bonne partie de la production. Il semble que tous les F4U-1 et plusieurs des premiers F4U-1A aient bénéficié de cette finition.

Au cours de la production du F4U-1A, Vought a progressivement abandonné le Salmon Pink au profit du Zinc Chromate Yellow, tandis que les cockpits recevaient de l’Interior Green.

Les capotages moteur et les puits de train

À l’intérieur des capotages moteur, Vought appliquait la même couleur que sur le dessous de l’avion : du Sky Gray ANA 602 sur les premiers F4U-1, puis de l’Insignia White ANA 601 sur les F4U-1A.

Les puits de train des premiers Corsair méritent également une attention particulière. Comme les capotages moteur, les puits du train principal, les jambes de train et les deux faces des trappes étaient peints dans la couleur du dessous de l’appareil, à savoir le Non-Specular Sky Gray ANA 602. Les moyeux de roues étaient argentés.

Toutefois, la petite partie avant du puits, dans laquelle la jambe de train venait se rétracter, conservait le primaire appliqué en usine, de couleur Salmon Pink. Sur certains appareils, les faces intérieures des petites trappes fixées aux jambes de train étaient également peintes en Salmon Pink.

Les protections en toile présentes dans les puits de train étaient probablement de couleur kaki terne.

Avec l’adoption du camouflage tricolore sur le F4U-1A, le même principe fut conservé, mais le Sky Gray fut remplacé par l’Insignia White ANA 601 Non-Specular. Les jambes de train restèrent cependant grises pendant toute la production de cette version. Cela pourrait s’expliquer par un défaut de transmission des nouvelles consignes de peinture à un sous-traitant, ou par le fait que celui-ci n’en ait pas tenu compte.

Certaines photographies de F4U-1A semblent montrer des jambes de train argentées, mais il est impossible de déterminer dans quelle mesure cette finition a réellement été utilisée. Une hypothèse avance que la laque aluminium aurait été appliquée sur ces ensembles lors de révisions effectuées dans des ateliers de maintenance.

L’évolution des couleurs en fin de guerre

En octobre 1944, les nouvelles instructions de fabrication du Corsair prescrivirent l’utilisation de l’Interior Green sur toutes les surfaces intérieures, cockpit compris. Pour limiter les reflets, les panneaux du cockpit situés au-dessus du bord inférieur du tableau de bord devaient être peints en noir mat.

Curieusement, cette directive ne précisait pas explicitement quelle couleur devait désormais être appliquée à l’intérieur des capotages moteur. Les appareils produits par la suite présentent donc soit du Zinc Chromate, soit de l’Interior Green dans cette zone. Ce n’est qu’après la guerre qu’une nouvelle standardisation a introduit le noir pour l’intérieur des capotages.

Durant cette période, les puits de train furent eux aussi peints en Interior Green. Les jambes de train conservèrent d’abord leur finition gris clair. Puis, à mesure que les stocks de pièces déjà fabriquées étaient épuisés, la finition générale Glossy Sea Blue fut également appliquée aux jambes de train et aux moyeux de roues.

Le Douglas SBD Dauntless

Produit de la mi-1939 à 1944, le SBD Dauntless a lui aussi connu une longue carrière au sein de l’US Navy. Pourtant, ses finitions intérieures restent assez mal documentées.

Selon certaines sources, les premiers SBD-1 auraient probablement eu des intérieurs en laque aluminium (Aluminium lacquer). D’autres avancent l’hypothèse d’un vert mélangé ou d’Interior Green dans le cockpit, avec du Zinc Chromate sur le reste de la cellule. Pour les versions camouflées de production intermédiaire, du SBD-2 au SBD-5, il est en revanche très probable que les cockpits aient été peints en Interior Green.

Comme sur les autres avions de l’US Navy, les puits de train, les jambes du train d’atterrissage et les moyeux de roues étaient peints dans la couleur du dessous de l’appareil.

Les logements des volets de piqué et leurs faces intérieures étaient peints en Insignia Red. Lorsque les volets étaient déployés, cette couleur très contrastée permettait de les repérer facilement. Une exception toutefois : le volet central et l’intérieur de son logement étaient recouverts de laque aluminium (Aluminium lacquer).




Les couleurs intérieures des avions US pendant la WW2 – Partie 2

Les couleurs intérieures des avions US pendant la WW2 – Partie 2

Introduction

Dans la première partie de cet article, nous avons examiné les revêtements protecteurs utilisés dans l’industrie aéronautique américaine à la veille de la Seconde Guerre mondiale et durant le conflit. Nous avons également retracé l’évolution des différentes teintes et des spécifications appliquées au cours de cette période.

Nous allons maintenant nous intéresser plus précisément aux finitions intérieures de plusieurs appareils de l’US Army Air Corps et de l’US Army Air Forces.

Avant de poursuivre, rappelons toutefois un point important : l’objectif de cet article est de dresser un état des connaissances disponibles sur le sujet. Les informations dont nous disposons restent parfois incomplètes, et certaines questions demeurent difficiles à trancher.

Les données présentées ici ont été rassemblées au fil des années à partir de différentes sources : ouvrages spécialisés, articles et ressources en ligne. Malgré les efforts entrepris pour distinguer les faits établis des hypothèses et des interprétations, les conclusions qui suivent ne doivent pas être considérées comme définitives.

Les recherches historiques se poursuivent, et il reste encore beaucoup à découvrir. De nouvelles études pourraient donc venir compléter, préciser, voire modifier certaines de nos connaissances actuelles.

Enfin, comme dans tout travail de recherche, des erreurs restent possibles. Les lecteurs qui disposent d’informations complémentaires ou de documents susceptibles d’enrichir cette étude sont naturellement invités à les partager dans la zone de commentaire sous cet article.

Les couleurs intérieures des avions de l’USAAF

Lorsqu’on s’intéresse aux appareils les plus répandus de l’USAAF, il faut garder à l’esprit l’ampleur considérable de leur production. Pour répondre aux besoins de la guerre, certains avions furent fabriqués en très grandes quantités, parfois dans plusieurs usines situées à des centaines, voire des milliers de kilomètres les unes des autres.

Or, les méthodes de fabrication et les normes de production pouvaient varier sensiblement d’une usine à l’autre, et ce à différents niveaux. Ces différences sont aujourd’hui bien documentées. Le B-24 Liberator en est un exemple célèbre : les variations entre les appareils produits ont notamment contribué à rendre leur entretien particulièrement complexe.

Il est donc important de ne pas considérer les couleurs intérieures d’un avion comme une règle absolue, valable pour tous les exemplaires d’un même modèle. Le constructeur, le lieu de fabrication et la période de production peuvent jouer un rôle déterminant.

Pour mieux comprendre cette réalité industrielle, commençons par passer en revue les principaux sites de fabrication des avions américains produits en plus grandes quantités.

Les principaux sites de production des avions américains

Lockheed P-38 Lightning

Le P-38 Lightning était principalement construit par Lockheed, dans son usine de Burbank, en Californie (code LO). Une partie des P-38L fut également produite par Consolidated-Vultee Aircraft Corporation, dans son usine de Nashville, dans le Tennessee (code VN).

Bell P-39 Airacobra / P-63 Kingcobra

Ces deux appareils étaient fabriqués par Bell Aircraft Corporation, dans son usine de Buffalo, dans l’État de New York, ainsi que dans une nouvelle usine construite à Atlanta, en Géorgie. Les deux sites utilisaient le code BE.

Curtiss P-40 Tomahawk / Warhawk

Le P-40 était produit par Curtiss-Wright Corporation dans son usine de Saint-Louis, dans le Missouri, mais aussi dans deux nouvelles usines situées à Buffalo, dans l’État de New York, et à Columbus, dans l’Ohio. Les trois sites portaient le code CU.

Republic P-47 Thunderbolt

Le P-47 Thunderbolt sortait des chaînes de Republic Corporation à Farmingdale, dans l’État de New York (code RE), et d’une nouvelle usine installée à Evansville, dans l’Indiana (code RA).

Une partie des P-47G était également construite par Curtiss-Wright Corporation, à Buffalo, dans l’État de New York (code CU).

North American P-51 Mustang

Le célèbre P-51 Mustang était fabriqué par North American Aviation dans son usine d’Inglewood, en Californie (code NA), ainsi que dans une nouvelle usine située à Dallas, au Texas (code NT).

Boeing B-17 Flying Fortress

La production du B-17 Flying Fortress était répartie entre trois sites : Boeing, à Seattle, dans l’État de Washington (code BO) ; Douglas, à Long Beach, en Californie (code DL) ; et Lockheed Vega, à Burbank, en Californie (code VE).

Consolidated B-24 / C-87 Liberator : une production complexe

Le B-24 Liberator mérite que l’on s’attarde un peu sur son histoire industrielle. Pour répondre à la demande considérable prévue dès le début de la guerre, le gouvernement américain mit en place, au début de 1941, un programme baptisé Liberator Production Pool. L’objectif était de répartir la fabrication de cet appareil entre plusieurs grandes usines.

Des B-24E sur la chaîne d’assemblage de Willow Run. Cette photographie donne une idée de l’ampleur du programme de production du Liberator. Elle a pourtant été prise dès 1942, alors que le programme de production coordonnée du B-24 (Liberator Production Pool Program) n’avait débuté qu’un an auparavant.

Pas moins de cinq sites participaient à ce programme :

  • Consolidated-Vultee, à San Diego, en Californie (code CO).
  • Consolidated-Vultee, dans sa nouvelle usine de Fort Worth, au Texas (code CF).
  • Douglas, à Tulsa, dans l’Oklahoma (code DT).
  • Ford Motor Company, à Willow Run, près de Detroit, dans le Michigan (code FO).
  • North American Aviation, à Dallas, au Texas (code NT).

Pour distinguer les appareils selon leur lieu de production, les trois principaux sites de fabrication — San Diego, Willow Run et Dallas — reçurent chacun une désignation de version différente : respectivement B-24D, B-24E et B-24G.

Mais les choses étaient loin d’être aussi simples. Les usines participant au programme échangeaient régulièrement des sous-ensembles et des pièces fabriqués par les autres sites. Un avion pouvait donc être assemblé à partir de composants provenant de plusieurs usines.

Le système de désignation des versions ne permettait pas toujours de savoir précisément quelle usine avait fabriqué ou assemblé un appareil donné. Cette situation contribua aux difficultés d’entretien et d’approvisionnement en pièces détachées pour lesquelles le Liberator est devenu célèbre.

En règle générale, le code ajouté à la désignation de l’avion correspondait à l’usine responsable de son assemblage final.

Prenons un exemple. Un B-24D fabriqué et entièrement assemblé à San Diego portait la désignation B-24D-CO. Mais l’usine de San Diego fournissait également des pièces et des sous-ensembles destinés à d’autres sites.

Si un B-24D était assemblé à Fort Worth, il devenait un B-24D-CF. S’il était assemblé par Douglas à Tulsa, sa désignation était B-24D-DT.

Vous commencez à comprendre la complexité de cette organisation industrielle ! Avec des pièces provenant de plusieurs usines et des appareils assemblés sur différents sites, il est facile d’imaginer que les finitions intérieures n’étaient pas nécessairement identiques d’un Liberator à l’autre.

Pour notre sujet, cette organisation est particulièrement importante : le lieu d’assemblage et l’origine des composants peuvent contribuer à expliquer les différences de couleurs intérieures observées sur les B-24.

 

Des différences de finition d’une usine à l’autre

Au vu de cette organisation industrielle, il serait étonnant que les approvisionnements en peinture et les méthodes d’application soient restés parfaitement identiques pendant toute la durée de production du B-24, compte tenu des quantités fabriquées et des distances séparant les différentes usines.

À partir de la fin de l’année 1943, les Américains commencèrent à abandonner progressivement le camouflage sur certains de leurs avions. Dans de nombreux cas, mais pas systématiquement, le primaire appliqué sur la cellule fut lui aussi supprimé, laissant apparaître le métal naturel.

Cependant, les sous-traitants ne travaillaient pas tous au même rythme et pouvaient conserver une certaine liberté dans leurs méthodes de préparation et de finition des surfaces. Il n’était donc pas rare de voir des avions à finition métallique naturelle présenter encore des zones partiellement recouvertes de primaire.

En revanche, les cockpits et les compartiments occupés par les équipages continuaient généralement à être peints pendant toute la durée de la guerre. L’objectif était notamment de limiter les reflets susceptibles de gêner les pilotes et les autres membres d’équipage.

Pour le maquettiste, cela signifie qu’un avion à finition métallique naturelle n’avait pas nécessairement un intérieur entièrement dépourvu de peinture protectrice. La cellule, le cockpit et les différents compartiments pouvaient recevoir des traitements distincts.

Le Bell P-39 Airacobra

Malgré les nombreux exemplaires produits, le P-39 Airacobra reste un appareil relativement mal documenté en ce qui concerne ses couleurs intérieures. Les photographies couleur disponibles montrent une certaine diversité dans les finitions, aussi bien dans le cockpit que dans les puits de train d’atterrissage.

Pour les cockpits, on retrouve notamment de l’Interior Green et du Bronze Green. Les puits de train, quant à eux, semblent avoir reçu différentes finitions : Interior Green, Zinc Chromate Yellow ou encore laque à l’aluminium.

Les jambes du train avant présentent également des variations, avec des exemples en Olive Drab ou en Interior Green. Enfin, les moyeux de roues pouvaient être peints en Interior Green ou laissés en métal naturel.

Comme on peut le constater, il est difficile d’établir une règle générale pour cet appareil. Les informations disponibles ne permettent pas encore de trancher définitivement.

Le mystérieux Bell Green

Dans son ouvrage Detail & Scale consacré au P-39, Bert Kinzey indique que Bell utilisait une peinture intérieure appelée simplement Bell Green.

Cette teinte aurait été appliquée non seulement dans le cockpit, mais également dans les puits de train, sur les trappes du train d’atterrissage et sur les jambes de celui-ci.

Mais quelle était exactement la couleur du Bell Green ? La question a suscité de nombreuses discussions parmi les spécialistes. Plusieurs hypothèses ont été avancées, notamment celle d’une nuance proche du Medium Green. À ce stade, toutefois, les informations disponibles ne permettent pas de confirmer précisément sa teinte.

Ce que révèle un P-39Q-15 préservé

L’examen d’un P-39Q-15 conservé, initialement livré dans le cadre du programme de prêt-bail (Lend-Lease), apporte quelques indications supplémentaires sur les finitions employées.

Les puits de train d’atterrissage présentent deux couleurs différentes. La partie située dans l’aile est peinte en Zinc Chromate Yellow, tandis que la zone qui se prolonge au-dessus de la partie inférieure du fuselage est en Olive Drab.

Cette différence pourrait s’expliquer par le fait que les sous-ensembles étaient peints séparément en usine avant leur assemblage.

Les autres éléments présentent également plusieurs finitions :

  • Jambes du train d’atterrissage et faces intérieures des trappes : Interior Green.
  • Petits bras de commande du train : Bronze Green.
  • Canalisations et câblages : laque à l’aluminium.

Cet exemple illustre bien la diversité des couleurs que l’on peut rencontrer sur un même appareil. Il rappelle aussi qu’il est préférable d’examiner chaque zone séparément plutôt que d’appliquer une couleur unique à l’ensemble des éléments intérieurs.

Le Boeing B-17 Flying Fortress

Sur les premiers B-17 Flying Fortress, les couleurs intérieures variaient déjà selon les zones de l’appareil. La règle générale semble avoir été la suivante : Zinc Chromate Yellow pour l’intérieur du fuselage, Bronze Green pour les cockpits et les postes de navigation, et laque à l’aluminium pour la soute à bombes.

Les cockpits et les compartiments de l’équipage

Sur les versions B-17F et B-17G, la couleur généralement prescrite pour les zones de pilotage et de travail de l’équipage était le Bronze Green.

Les documents techniques utilisaient le terme control cabin pour désigner plusieurs espaces distincts :

  • Le compartiment avant, occupé par le bombardier et le navigateur.
  • Le cockpit, où se trouvaient les pilotes ainsi que le mitrailleur supérieur, qui assurait également les fonctions de mécanicien navigant.
  • Le compartiment radio.

Toutefois, les spécifications officielles du B-17F furent révisées en août 1944. Dans ces zones, la nouvelle documentation prescrivait désormais du Dark Dull Green.

Il est également possible que certains B-17F construits par Douglas aient reçu de l’Interior Green dans ces compartiments. Les informations disponibles ne permettent cependant pas d’en faire une règle générale.

Les panneaux antireflets

Le document de 1944 mentionne également l’utilisation du Bronze Green sur les panneaux antireflets extérieurs des avions dépourvus de camouflage.

Cette prescription reste toutefois sujette à discussion. On ne sait pas avec certitude si elle fut réellement appliquée sur les chaînes de production du B-17. La plupart des photographies couleur connues montrent plutôt des panneaux antireflets peints en Olive Drab.

Fuselage arrière d’un B-17F sur la chaîne d’assemblage de Long Beach, au niveau des postes de tir latéraux. Cette photo illustre parfaitement un intérieur en métal nu, avec des longerons recouverts de Zinc Chromate Green. Certaines cloisons situées plus à l’arrière sont également peintes en vert, tandis que celles plus proches du photographe ont conservé leur finition métallique d’origine.

Les parois, les planchers et les sièges

À l’intérieur du nez, du cockpit et du compartiment radio, les parois latérales du fuselage étaient recouvertes de rembourrages en toile verte. Le plancher de ces compartiments était constitué de contreplaqué verni.

Dans les zones où les membres d’équipage circulaient fréquemment, des tapis en caoutchouc noir antidérapant protégeaient le sol. On en trouvait notamment dans les postes de mitrailleurs latéraux, le compartiment radio et autour de la tourelle supérieure.

En revanche, le plancher du compartiment des pilotes et du navigateur restait en métal naturel.

Les sièges des pilotes et du navigateur étaient, selon toute vraisemblance, peints en Bronze Green.

L’intérieur du fuselage derrière le compartiment radio

À l’arrière du compartiment radio, les premiers B-17 étaient souvent peints en Zinc Chromate Yellow à l’intérieur du fuselage.

Sur les versions ultérieures, qu’elles soient camouflées ou laissées en finition métallique naturelle, de nombreuses surfaces intérieures étaient en revanche laissées en métal apparent. Certaines cloisons et certains longerons conservaient toutefois une protection en Zinc Chromate Yellow ou en Zinc Chromate Green.

Un dernier détail mérite d’être souligné : les postes des mitrailleurs latéraux étaient eux aussi laissés en métal naturel. L’explication avancée est que les reflets y posaient moins de problèmes que dans les zones de pilotage, où une surface trop brillante pouvait gêner l’équipage.

À retenir pour votre maquette : le B-17 ne possédait pas une couleur intérieure unique. La finition dépendait de la zone considérée, de la version de l’appareil et, dans certains cas, de l’usine de fabrication. Il est donc préférable de distinguer les compartiments avant, le cockpit, la soute à bombes et la partie arrière du fuselage avant de choisir les peintures.

Les tourelles et la soute à bombes

À l’intérieur des tourelles de mitrailleuses, la couleur la plus couramment utilisée semble avoir été le Dark Dull Green. Sur les versions plus tardives du B-17, on trouve également des finitions en noir mat.

Les soutes à bombes et leurs portes comptaient elles aussi parmi les zones souvent laissées sans peinture, avec le métal apparent. Toutefois, certaines sources indiquent que les appareils camouflés pouvaient avoir une soute à bombes peinte en Neutral Grey.

Là encore, les informations disponibles ne permettent pas d’établir une règle absolue pour toutes les versions du B-17.

Le Consolidated B-24 Liberator

Comme sur le B-17, les versions tardives du B-24 auraient utilisé du Dark Dull Green dans les compartiments avant occupés par l’équipage. Le reste du fuselage, notamment au niveau des postes de tir latéraux, aurait généralement conservé le métal apparent. Sur les premières versions camouflées, les intérieurs étaient peints en Zinc Chromate Yellow.

De nombreuses photographies de B-24 camouflés montrent également que les jambes de train, les trappes et les puits de train d’atterrissage étaient peints en Neutral Grey.

Autre idée reçue qui mérite d’être remise en question : les tableaux de bord de ces bombardiers auraient été systématiquement noirs. Pourtant, l’examen de plusieurs B-24 préservés a révélé des tableaux de bord vert foncé, et non noirs.

Le Curtiss P-40 Tomahawk/Warhawk

Contrairement à certains constructeurs, comme Boeing, Curtiss peignait ses avions directement en usine.

Dans le cockpit du P-40, on trouvait du Curtiss Cockpit Green, une peinture fournie par Berry Brothers, un fabricant local, dont la teinte était une approximation de l’Interior Green. D’après les témoignages, elle tirait légèrement davantage vers le brun que l’Interior Green standard.

Sur les P-40D à P-40M, les découpes festonnées situées à l’intérieur du fuselage, autour des fenêtres arrière du cockpit, étaient généralement peintes dans la même couleur que le camouflage extérieur. Les fenêtres arrière pouvant être facilement démontées pour repeindre ces zones, cette méthode était également utilisée lors de la plupart des repeintures effectuées sur le terrain.

Toutefois, les pratiques observées sur les premiers P-36 Hawk, ainsi que certaines photographies des premiers P-40D et P-40E, laissent penser que Curtiss a pu employer une autre couleur sur ces découpes au début de la production. Il pourrait s’agir de la teinte du cockpit, mais l’auteur n’a trouvé aucun élément permettant de le confirmer avec certitude.

Les puits de train étaient équipés de protections en toile, similaires à celles que l’on trouvait sur le Bf 109E. Cette toile était de couleur kaki terne, avec des fermetures à glissière et des attaches en laiton.

Le Lockheed P-38 Lightning

D’après des recherches récentes, les premiers P-38E et P-38F-1 auraient eu un cockpit peint en Olive Drab.

Au fil de la production, la couleur aurait ensuite été remplacée par l’Interior Green sur les P-38F à P-38H. Les tableaux de bord, les manches de commande, les palonniers et les boîtiers électriques étaient, quant à eux, peints en noir.

Certains éléments semblent toutefois avoir conservé leur finition d’origine plus longtemps. C’est notamment le cas des sièges des pilotes et des plaques de blindage fixées derrière eux, qui auraient continué à être livrés en Olive Drab, probablement par des sous-traitants, bien après le passage à l’Interior Green.

Avec l’arrivée du P-38J, la forme de la plaque de blindage intérieure a été modifiée. Celle-ci semble alors avoir reçu une finition Interior Green, assortie au reste du cockpit.

Sur les appareils camouflés, les puits de train et l’intérieur de leurs trappes étaient peints en Neutral Grey, avec certains éléments de structure en Zinc Chromate Yellow. Les jambes du train d’atterrissage recevaient, quant à elles, une finition en laque aluminium (Aluminium lacquer).

Le Martin B-26 Marauder

Martin semble avoir utilisé assez rarement le primaire au Zinc Chromate. La plupart des éléments intérieurs étaient laissés en métal nu ou recouverts d’une laque transparente. Seules quelques pièces, notamment certains éléments en acier et les gouvernes de direction, recevaient une couche de Zinc Chromate Yellow.

Les méthodes de fabrication et les finitions intérieures du B-26 n’ont pas encore fait l’objet de recherches suffisamment approfondies pour établir des règles précises. Le National Air and Space Museum conserve toutefois la partie avant du fuselage du célèbre B-26B-25-MA Flak Bait, qui sert de référence pour les informations de couleurs présentées ici.

Dans le cockpit, toutes les surfaces situées au-dessus du bord inférieur de la verrière étaient peintes en noir mat. Cette finition était également appliquée au plancher, aux plaques de blindage et aux sièges de l’équipage. Sur les côtés du fuselage, dans les zones occupées par l’équipage, les parois étaient recouvertes d’un matériau isolant de couleur kaki terne.

À l’intérieur du fuselage, y compris sur la cloison située derrière les sièges de la cabine, le métal était laissé apparent, avec des planchers et des passages de circulation peints en noir.

Les puits de train d’atterrissage recevaient une finition en laque aluminium (Aluminium lacquer), tandis que certains éléments étaient peints en Zinc Chromate Yellow. Enfin, des photographies de B-26 camouflés montrent des jambes de train et des faces intérieures de trappes peintes en Neutral Grey.

Ensemble de renfort d’aile d’un bombardier B-25, préparé pour l’assemblage sur la chaîne de production de North American Aviation, à Inglewood, en Californie. Cette photographie montre que certains éléments de la structure étaient recouverts d’un primaire, tandis que d’autres étaient laissés sans peinture. Le primaire utilisé semble être du Zinc Chromate brut, de teinte jaune.

Le North American B-25 Mitchell

Le B-25 est resté en production pendant toute la Seconde Guerre mondiale, ce qui explique les nombreuses variations de finitions intérieures rencontrées d’un appareil à l’autre.

D’après les manuels de montage et d’entretien du B-25C (Erection & Maintenance Instructions), les premières versions B-25B, C et D disposaient d’une cabine d’équipage peinte en Bronze Green. Les tableaux de bord et les autres panneaux de commande étaient noirs. Certaines photographies montrent également des sièges d’équipage en aluminium non peint, équipés de coussins de couleur kaki terne.

Le reste de l’intérieur du fuselage, notamment toute la partie arrière, était peint en Zinc Chromate Yellow.

En revanche, la finition des planchers du cockpit et des passages empruntés par l’équipage reste sujette à débat. Selon les sources, ces surfaces auraient été peintes en Zinc Chromate Yellow, laissées en aluminium apparent ou recouvertes de Zinc Chromate Green. Il est donc difficile d’établir une règle unique pour tous les appareils.

Les nacelles moteur, les capotages des moteurs, les puits de train d’atterrissage et leurs trappes étaient tous peints en Zinc Chromate Yellow.

Les matériaux isolants présents à l’intérieur du fuselage étaient teints pour s’accorder à la couleur du compartiment dans lequel ils se trouvaient : Bronze Green ou Zinc Chromate Yellow.

La soute à bombes et ses portes recevaient une finition en laque aluminium (Aluminium lacquer).

Sur les versions suivantes du B-25, le cockpit adopta une finition entièrement Bronze Green ou Dark Dull Green, tandis que le fuselage arrière conservait le métal apparent et que les puits de train étaient recouverts de laque aluminium.

Enfin, la version J, la dernière et la plus produite, généralisa l’utilisation de l’Interior Green dans le cockpit et dans le reste des espaces intérieurs.

Une série de photographies de B-25C neufs, préparés pour leur premier vol à l’usine North American en octobre 1942, laisse apparaître des éléments gris foncé et verts sur la cloison arrière du compartiment du bombardier. Le vert pourrait provenir d’un primaire teinté ou correspondre au Bronze Green.

D’autres clichés pris lors de la même séance montrent également des éléments en Bronze Green sur cette même cloison, ainsi qu’un plancher noir dans la partie située devant le tableau de bord.

Le North American P-51 Mustang

À ses débuts, le P-51 était construit exclusivement selon les spécifications britanniques. Pour la production du Mustang Mk. I, North American aurait utilisé des peintures dont les teintes se rapprochaient de celles officiellement prescrites par la RAF, sans leur être nécessairement identiques.

Avec l’apparition du P-51B, le cockpit aurait probablement été entièrement peint en Dark Dull Green.

Le manuel de réparation structurelle de juin 1944, valable pour toutes les versions du P-51, préconise une finition générale en Interior Green dans le cockpit, depuis le tableau de bord jusqu’à l’arrière de la verrière. Une exception était prévue : les surfaces qui n’étaient normalement pas visibles n’avaient pas besoin de recevoir une couche de finition. Le tableau de bord, quant à lui, devait être peint en Instrument Black.

Selon ce même document, le siège du pilote et la partie avant du fuselage destinée à limiter les reflets devaient être peints en Dark Dull Green. Pourtant, certains indices laissent penser que cette prescription n’a pas toujours été appliquée. Après avoir examiné des avions préservés, Dana Bell estime qu’au moins certains sièges de P-51 étaient peints en Bronze Green plutôt qu’en Dark Dull Green. De même, de nombreuses photographies en couleur prises pendant la guerre montrent régulièrement une finition Olive Drab sur la partie antireflet située devant le cockpit.

La couleur du plancher du cockpit fait également débat. Sur le P-51, celui-ci était en contreplaqué. Les instructions de montage et d’entretien du P-51D (Erection & Maintenance Instructions) précisent que les surfaces en bois devaient être recouvertes d’un revêtement antidérapant noir, qui aurait été constitué d’un mélange de sable de silice et de peinture noire mate. Une finition comparable était utilisée sur les zones de marche des ailes. Les parties métalliques du plancher, en revanche, devaient rester en métal nu.

La mise à jour de décembre 1944 du manuel d’entretien du P-51D reprend ces indications, avec une différence concernant la surface antireflet située sous la verrière : celle-ci devait alors être peinte en noir.

Comme pour d’autres types d’avions américains, les puits de train des P-51 camouflés étaient très probablement peints en Neutral Grey. Sur les appareils plus tardifs à finition métallique naturelle, ils recevaient une peinture Interior Green. Les canalisations et les câblages présents dans les puits de train étaient, quant à eux, recouverts de laque aluminium (Aluminium lacquer).

Le Northrop P-61 Black Widow

D’après les instructions de l’usine, toutes les surfaces intérieures visibles des compartiments du pilote, du navigateur et du mitrailleur devaient être peintes en Northrop Cockpit Green. Il s’agissait d’une variante de l’Interior Green propre au constructeur. Les tableaux de bord, quant à eux, devaient recevoir une finition en noir mat. Les surfaces intérieures visibles depuis l’extérieur de l’avion devaient être peintes dans la même couleur que la surface extérieure correspondante.

Le Zinc Chromate Yellow était utilisé comme finition générale pour les surfaces intérieures qui n’étaient pas visibles. Cette couleur était également appliquée dans les puits de train d’atterrissage.

Deux exceptions étaient prévues : les faces intérieures des capotages moteurs et les cloisons pare-feu restaient en métal nu, sans peinture.

Le Republic P-47 Thunderbolt

La question des couleurs du cockpit du P-47 reste difficile à trancher. Les P-47 conservés aujourd’hui, ainsi que les photographies d’époque, montrent une teinte vert foncé dans le cockpit, proche du Dark Dull Green, voire identique. Pourtant, les manuels de montage et d’entretien disponibles prescrivent systématiquement un primaire teinté en vert pour les zones du cockpit.

Les instructions de montage et d’entretien de 1944, couvrant les P-47C, G et D, précisent que les cockpits doivent recevoir une couche de primaire au Zinc Chromate teinté afin d’éviter les reflets provoqués par le primaire non teinté.

Cette indication ne correspond pas vraiment au Dark Dull Green observé sur d’autres documents et sur certains appareils conservés.

Une explication possible se trouve dans la formule de mélange donnée par le manuel. Celui-ci ne demande à aucun moment de reproduire la teinte officielle ANA Interior Green. Il propose plutôt une recette assez sommaire : un gallon de peinture noire pour un gallon de primaire Yellow Zinc Chromate.

Cette proportion est probablement une erreur. Si l’objectif était d’obtenir de l’Interior Green, la formule aurait dû indiquer un dixième de gallon de noir pour un gallon de Zinc Chromate, comme on le retrouve dans d’autres manuels de montage et d’entretien de la même période.

Il reste néanmoins possible que Republic ait appliqué les instructions à la lettre, obtenant ainsi une teinte très sombre, presque noire avec une nuance de vert. D’autres hypothèses évoquent l’utilisation du Bronze Green ou du Dark Dull Green. À ce jour, le mystère demeure.

Une autre idée largement répandue veut que les P-47G construits par Curtiss se distinguent des P-47D produits par Republic par un cockpit et des puits de train en Interior Green, ou plus précisément en Curtiss Cockpit Green. Pourtant, l’examen de pièces provenant de P-47G accidentés ne semble pas confirmer cette théorie : certaines montrent plutôt du Dark Dull Green dans le cockpit.

Moins de 200 P-47G ont été construits, et ils ont uniquement servi à l’entraînement aux États-Unis. Cette question présente donc un intérêt limité pour les maquettistes, qui s’intéressent généralement davantage aux Thunderbolt produits par Republic.

Les surfaces sous la verrière

D’après les manuels de montage et d’entretien, sur les P-47D à verrière classique, la partie supérieure du fuselage située sous la verrière, depuis le pare-brise jusqu’à l’arrière du blindage du cockpit, devait être peinte en Dark Olive Drab 41. Cette même couleur était prescrite pour la zone antireflet à l’avant du fuselage.

La plaque de blindage devait, quant à elle, recevoir la même finition que l’intérieur du cockpit.

Une autre question reste sans réponse définitive : quelle était la couleur de la partie arrondie du fuselage, située sous la fenêtre arrière des versions à dos de tortue (razorback) ? Plusieurs teintes ont été avancées. D’après les photographies d’époque disponibles, les hypothèses les plus plausibles sont l’Olive Drab pour les premiers appareils camouflés, puis une sorte de gris moyen sur les appareils produits ultérieurement.

Sur les versions à verrière en bulle (bubbletop), les instructions de l’usine indiquent que la partie supérieure du fuselage située sous la verrière devait être peinte en Olive Drab, tandis que l’intérieur de l’encadrement de la verrière recevait une finition en noir mat. La plaque de blindage arrière du cockpit devait être peinte dans la même couleur que l’intérieur de celui-ci.

Les autres surfaces intérieures

L’intérieur des capotages moteur était en métal nu. L’aluminium utilisé dans cette zone avait subi un traitement d’anodisation, qui lui donnait un aspect grisâtre plus sombre et très mat. La cloison pare-feu du moteur restait également sans peinture, tandis que les supports moteur recevaient un primaire en Zinc Chromate Green.

Toutes les autres surfaces intérieures du fuselage, à l’exception de la cloison pare-feu, étaient peintes en Zinc Chromate Yellow. Cela concernait également les puits de train, les trappes du train d’atterrissage et les compartiments d’armement situés dans les ailes.

Sur les appareils camouflés, les jambes du train d’atterrissage étaient peintes en Dark Olive Drab 41. Cette pratique semble avoir perduré sur au moins certains appareils à finition métallique naturelle. Au cours de la production, les consignes ont apparemment évolué pour autoriser également une finition en laque aluminium (Aluminium lacquer).




Les couleurs intérieures des avions US pendant la WW2 – Partie 1

Les couleurs intérieures des avions US pendant la WW2 – Partie 1

Introduction

Les avions de combat américains de la Seconde Guerre mondiale comptent parmi les appareils les mieux documentés de cette période. Leurs caractéristiques techniques, leurs équipements et leurs schémas de peinture ont fait l’objet de nombreuses recherches. À tel point qu’il fut longtemps tentant de penser que l’essentiel était désormais connu, notamment pour des appareils aussi célèbres que le P-51 Mustang ou le P-47 Thunderbolt.

Pourtant, l’histoire réserve parfois des surprises. De nouvelles découvertes peuvent remettre en question des connaissances que l’on croyait solidement établies. La recherche historique appliquée au maquettisme n’échappe pas à cette règle.

Les recherches consacrées aux camouflages des chasseurs allemands en sont un bon exemple. Au fil des dernières décennies, de nouvelles études et la réinterprétation de documents d’époque ont profondément fait évoluer notre compréhension de leurs couleurs et de leurs schémas de camouflage.

Un travail similaire, plus récent, a également permis de faire progresser nos connaissances sur les couleurs intérieures des avions américains. Les recherches menées notamment par Dana Bell ont contribué à réexaminer certaines idées reçues sur les teintes utilisées dans les cockpits et les différentes parties de ces appareils.

Un sujet qui mérite donc que l’on s’y intéresse de plus près, surtout lorsque l’on souhaite réaliser une maquette aussi fidèle que possible à l’avion historique.

Quand les certitudes sont remises en question

Pour illustrer l’intérêt de ces recherches, prenons l’exemple d’un projet de maquette. En 1995, alors que je cherchais des informations sur les couleurs à utiliser pour un PBY Catalina, je me suis retrouvé confronté à une question qui semblait pourtant assez simple.

Le Catalina me paraissait être un appareil particulièrement bien documenté. Je me demandais notamment si les exemplaires utilisés par la RAF possédaient, dans les compartiments de l’équipage, des couleurs conformes aux spécifications britanniques ou s’ils conservaient les teintes prévues à l’origine par les Américains.

J’ai donc posé la question sur le forum de discussion rec.models.scale, consacré au maquettisme.

La discussion qui a suivi m’a réservé une surprise : nous disposions finalement de bien peu d’informations fiables sur les couleurs intérieures réellement utilisées par les constructeurs américains à cette époque. Avant même de déterminer si les appareils britanniques suivaient leurs propres normes, encore fallait-il savoir précisément quelles étaient les couleurs américaines d’origine !

Le temps a passé et je suis parti sur d’autres projets. Pourtant, un doute persistait concernant la finition intérieure de mon Catalina, que j’avais réalisée en Zinc Chromate, cette teinte jaune-vert souvent associée aux structures intérieures des avions américains.

Comme souvent, on ne trouve les bonnes références qu’une fois la maquette terminée ! Cette photo de Jesse Rhodes Waller, mécanicien d’aviation de troisième classe (A.O.M.), à bord d’un PBY-5 à la base aéronavale de Corpus Christi, au Texas, indique que la couleur intérieure du fuselage, derrière les postes de tir arrière, n’était pas simplement du Zinc Chromate.

Plus tard, en découvrant les publications de Dana Bell consacrées aux finitions intérieures des avions américains, j’ai compris que ces travaux répondaient exactement aux questions que je me posais. Il ne s’agissait pas simplement de préciser quelques nuances de peinture, mais bien de reprendre le sujet depuis ses bases, en réexaminant les connaissances établies à la lumière des documents historiques.

Pendant longtemps, une idée semblait faire l’unanimité chez les maquettistes : les cockpits des avions américains étaient peints en Interior Green, tandis que les autres surfaces intérieures recevaient du Zinc Chromate. Cette règle, répétée au fil des années, avait fini par devenir une évidence. Et lorsqu’une idée est largement admise, il devient parfois difficile de la remettre en question.

Dana Bell rapporte à ce sujet une anecdote révélatrice. Il avait rencontré un restaurateur d’avions qui s’étonnait de voir la peinture du cockpit de son appareil prendre, avec le temps, une teinte vert foncé. Incapable d’expliquer cette évolution chimique, il avait pourtant décidé de repeindre les surfaces concernées dans une nuance d’Interior Green qu’il estimait correcte. Il ne lui était tout simplement pas venu à l’esprit que la couleur d’origine, telle qu’il la concevait, pouvait être différente de celle qu’il avait sous les yeux.

Cette photographie, prise dans l’usine North American d’Inglewood, illustre parfaitement la diversité des finitions intérieures que l’on pouvait trouver sur un seul et même appareil, en l’occurrence un B-25. La nacelle moteur, derrière l’ouvrier, présente deux teintes différentes : l’une sur sa surface extérieure, l’autre sur la cloison faisant face au logement du train d’atterrissage. La traverse située au milieu de cette cloison, partiellement dissimulée derrière le cou de l’ouvrier, est peinte dans une troisième couleur, nettement plus sombre que les deux précédentes. Le montant du train d’atterrissage, quant à lui, est peint en argent.

Aujourd’hui, nous savons que cette vision était trop simpliste. Les intérieurs des avions américains n’étaient pas systématiquement peints en Interior Green ou en Zinc Chromate. Certains types d’appareils n’utilisaient même jamais ces deux couleurs.

Mais attention : démontrer qu’une idée reçue est fausse ne signifie pas pour autant que l’on connaît toutes les réponses. Identifier avec certitude les teintes réellement employées reste un travail complexe, et les recherches sur les couleurs intérieures des avions américains sont encore loin d’avoir livré tous leurs secrets.

Une partie de la difficulté vient des normes de peinture elles-mêmes. Si des spécifications existaient, leur application ne semble pas toujours avoir été aussi rigoureuse qu’on pourrait l’imaginer. Dans la pratique, les impératifs de production prenaient parfois le dessus sur le respect strict des prescriptions.

Contrairement à ce que l’on pourrait observer avec le système allemand des couleurs RLM, l’USAAF ne semblait pas imposer ses propres normes avec la même rigueur. Des peintures ne correspondant pas exactement aux teintes spécifiées pouvaient être utilisées sans que les lots suivants fassent nécessairement l’objet de contrôles systématiques.

Plusieurs facteurs pouvaient expliquer ces variations : la multiplicité des fabricants de peinture, les pénuries de certains composants chimiques, les reformulations destinées à faciliter la production en grande série ou encore les mélanges réalisés directement dans les usines d’assemblage.

Pour le maquettiste, cela signifie qu’il faut se méfier des règles trop simples. Une couleur théoriquement réglementaire ne garantit pas que chaque avion sorti d’usine présentait exactement la même teinte.

L’objectif de cet article est donc de faire le point sur les connaissances disponibles et sur les principales interprétations concernant les couleurs intérieures des avions américains de la Seconde Guerre mondiale. Il s’appuie sur des informations rassemblées à partir de différentes sources : ouvrages spécialisés, articles et discussions entre passionnés, notamment sur les forums rec.models.scale et Hyperscale.

Il faut toutefois garder à l’esprit que certaines questions restent ouvertes. Les conclusions présentées devront donc être considérées à la lumière des documents disponibles, sans confondre les faits établis avec les hypothèses ou les interprétations.

Commençons par examiner les peintures, les couleurs et les types de finitions employés par l’industrie aéronautique américaine durant cette période.

Le Zinc Chromate

Si vous vous êtes déjà intéressé aux couleurs intérieures des avions américains, vous avez forcément rencontré le terme Zinc Chromate. Mais savez-vous réellement ce qu’il désigne ? C’est un point essentiel à comprendre avant d’aller plus loin dans l’étude des peintures utilisées à l’intérieur des appareils.

Le Zinc Chromate est un composé utilisé pour ses propriétés anticorrosion dans certaines peintures et certains revêtements protecteurs. Aujourd’hui encore, les traitements à base de chromates, dont le Zinc Chromate, offrent une protection efficace contre la corrosion. Ce composé est également hautement toxique, une caractéristique qui contribue à limiter le développement de matières organiques sur les surfaces traitées.

Dans l’industrie aéronautique des années 1940, le Zinc Chromate était principalement employé comme primaire anticorrosion. Pour simplifier, on pourrait le comparer à une sorte de galvanisation appliquée sous forme de peinture.

Son utilisation remonte à la fin des années 1920, lorsque la Ford Motor Company mit au point ce type de protection. Le procédé fut ensuite adopté dans l’aviation civile, avant d’être utilisé par l’armée américaine. Des documents officiels de l’USAAC (United States Army Air Corps) font état d’applications réussies dès 1933, mais il fallut attendre 1936 pour que ce primaire soit adopté comme standard.

Un point mérite ici toute notre attention : dans les années 1940, comme aujourd’hui dans l’industrie de la peinture, le terme Zinc Chromate ne désignait pas une couleur précise, mais un revêtement protecteur défini avant tout par sa composition chimique. La nuance exacte était donc moins importante que ses propriétés anticorrosion.

C’est pourquoi les documents de l’époque mentionnent souvent le nom du fabricant associé à celui du produit : Ford Zinc Chromate, DuPont Zinc Chromate ou encore Berry Brothers Zinc Chromate. Ces appellations indiquent que la formulation et, par conséquent, la couleur obtenue pouvaient varier d’un fabricant à l’autre, voire d’un lot de peinture à l’autre, sans que cela soit nécessairement considéré comme un problème.

À l’état cristallin, le chromate de zinc présente naturellement une teinte jaune vif tirant sur le vert. Incorporé à un liant pour fabriquer une peinture, il conserve cette coloration caractéristique.

Cependant, le primaire ainsi obtenu possède une particularité importante : son pouvoir couvrant est relativement faible. Contrairement à une peinture fortement pigmentée ou à une laque opaque, il laisse partiellement transparaître la surface sur laquelle il est appliqué.

Cette caractéristique prend tout son sens lorsque l’on sait que les instructions de fabrication des avions prévoyaient souvent l’application d’une seule couche de primaire protecteur. La couleur du support pouvait donc modifier sensiblement l’aspect final du revêtement.

Prenons deux exemples simples. Appliqué sur une surface blanche, le Zinc Chromate pouvait prendre une apparence plutôt jaune. Sur de l’aluminium nu, en revanche, il pouvait présenter une nuance davantage comparable à un vert pomme.

Il faut également tenir compte d’un autre facteur : l’ajout de pigments à la formulation initiale. Ceux-ci permettaient de modifier la teinte du revêtement sans remettre en cause sa fonction protectrice. Certaines formulations actuelles utilisent ainsi de l’oxyde de fer, qui donne au produit une coloration rouge brunâtre, semblable à celle que l’on peut observer sur certaines structures métalliques en acier dans le bâtiment ou les travaux publics.

Quelles conclusions faut-il en tirer pour le maquettisme ?

Tout simplement qu’il n’a jamais existé, dans l’industrie aéronautique, une teinte unique et universelle correspondant au Zinc Chromate. Ce terme désigne avant tout un type de primaire anticorrosion, et non une référence colorimétrique précise.

Pour tenter de décrire les différentes nuances observées, la documentation spécialisée emploie donc des appellations complémentaires, notamment Zinc Chromate Yellow et Zinc Chromate Green. Ces deux désignations, que nous allons examiner maintenant, permettent de mieux comprendre la diversité des couleurs rencontrées sur les avions américains de la Seconde Guerre mondiale.

Dans l’industrie aéronautique américaine, le Zinc Chromate était déjà largement utilisé au début de la Seconde Guerre mondiale. À l’inverse, l’Allemagne et les autres puissances de l’Axe n’y avaient pas recours, privilégiant des revêtements protecteurs à base de laques. Selon l’article d’origine, c’est notamment l’une des raisons pour lesquelles les avions de la Luftwaffe ne présentaient pas de finition en métal nu !
Les Britanniques, quant à eux, n’adoptèrent le Zinc Chromate dans leur production aéronautique qu’en 1945, avec le Martin-Baker M.B.5, soit plusieurs années après les Américains.

Zinc Chromate Yellow

Dans les années 1930 et 1940, les avions américains recevaient fréquemment un primaire au Zinc Chromate dans sa teinte jaune d’origine. Cette nuance est parfois désignée sous le nom de Zinc Chromate Yellow.

Comme nous l’avons vu précédemment, il n’existait pas de teinte unique et parfaitement définie : la couleur pouvait varier selon les fabricants et les lots de peinture.

À la veille de la Seconde Guerre mondiale et durant ses premières années, cette version jaune du Zinc Chromate semble avoir été la plus couramment utilisée.

Les variantes vertes du Zinc Chromate

Le Zinc Chromate n’était pas toujours utilisé dans sa teinte jaune d’origine. Il arrivait qu’on lui ajoute une pâte noire, appelée Lamp Black, afin d’améliorer sa résistance aux rayons ultraviolets. Le Zinc Chromate étant particulièrement sensible aux réactions photochimiques, cet ajout permettait également d’obtenir un revêtement plus résistant dans les zones soumises à une forte usure.

L’incorporation de noir modifiait la couleur du primaire et lui donnait des nuances plus verdâtres. Selon la quantité ajoutée, on pouvait obtenir toute une gamme de teintes, allant du vert pomme assez clair jusqu’au vert olive moyen.

Il existait ainsi de nombreuses variantes de Zinc Chromate Green. À l’origine, les fabricants devaient mélanger le Zinc Chromate brut avec de l’émail noir et de la pâte ou de la poudre d’aluminium. Différents pigments noirs ou gris pouvaient remplacer l’émail noir. En 1942, une pénurie de poudre et de pâte d’aluminium conduisit également à modifier la formulation, désormais préparée sans cet ingrédient.

Certains constructeurs aéronautiques préféraient toutefois commander directement une peinture déjà préparée dans la nuance souhaitée. C’était notamment le cas de Curtiss, qui utilisait le Curtiss Cockpit Green, fourni par la société Berry Brothers.

Les documents et les photographies d’époque montrent que cette diversité de teintes existait réellement dans les usines américaines. Lorsque les sources permettent d’identifier suffisamment précisément les couleurs, on peut même constater que plusieurs variantes étaient utilisées sur un seul et même avion.

Il était ainsi possible de trouver le jaune caractéristique du Zinc Chromate brut dans les puits de train d’atterrissage, un vert pomme dans les compartiments des armes et un vert plus sombre dans le cockpit.

Pour le maquettiste, c’est un point essentiel : il ne faut pas imaginer qu’un avion américain possédait nécessairement une seule couleur intérieure uniforme. Selon les zones de l’appareil et les pratiques du constructeur, plusieurs nuances pouvaient parfaitement coexister sur une même machine.

Primaires teintés et non teintés

Dans les manuels américains de montage et d’entretien des avions de l’époque, on rencontre souvent les termes untinted primer et tinted primer. Ils désignent respectivement le primaire au Zinc Chromate dans sa teinte d’origine et ce même primaire auquel on a ajouté un pigment noir pour en modifier la couleur.

Si le noir était le pigment normalement prévu pour cette opération, les instructions ne précisaient toutefois pas de formulation colorimétrique exacte. Les constructeurs pouvaient donc être amenés à utiliser d’autres pigments de substitution lorsque les circonstances l’exigeaient.

Une note de la marine américaine datant de 1942 va même plus loin. Elle recommande l’emploi de rouge indien (Indian Red), de noir de fumée (Lamp Black) ou de tout autre pigment approprié dans une seconde couche de primaire au Zinc Chromate. Le but était simple : distinguer visuellement les surfaces ayant reçu une seule couche de celles qui en avaient reçu deux.

À la lumière de ce document, la peinture rose saumon utilisée par Vought, connue sous le nom de Salmon Pink, peut elle aussi être considérée comme un primaire teinté. Sa couleur particulière ne correspondait donc pas nécessairement à une peinture spécifique, mais pouvait résulter de l’ajout d’un pigment au primaire anticorrosion.

Le Salmon Pink

Le Salmon est un primaire anticorrosion à base de chromate, de couleur rose pâle, utilisé par le constructeur Vought lors de la production du chasseur F4U Corsair.

Cette teinte était obtenue en mélangeant du pigment rouge indien (Indian Red) au primaire au Zinc Chromate dans sa formulation d’origine. Le résultat donnait une couleur tirant vers l’orange rougeâtre.

À quelle teinte correspondait le Salmon ?

Comme nous l’avons vu précédemment, le Salmon était un primaire teinté dont la couleur dépendait du mélange utilisé. Il serait donc trompeur de lui attribuer une nuance exacte et universelle.

À titre indicatif, les correspondances avec le nuancier américain Federal Standard (FS) pourraient se situer entre les références FS 32276 et FS 32356. Il s’agit toutefois d’une approximation, et non d’une correspondance officielle.

Les différentes teintes de vert des cockpits

Même si le Zinc Chromate dans sa teinte jaune d’origine constituait un excellent primaire anticorrosion, il s’est révélé moins adapté aux compartiments occupés par les équipages. Les surfaces intérieures claires, associées aux parties métalliques laissées à nu, provoquaient des reflets importants, sources d’éblouissement et de fatigue visuelle pour les pilotes et les autres membres d’équipage.

Le problème était suffisamment sérieux pour que l’USAAF publie, pendant la guerre, une directive interdisant spécifiquement l’utilisation du Zinc Chromate non teinté dans les zones occupées par les équipages.

Il fallait donc trouver une solution pour assombrir ces surfaces. Dans un premier temps, le choix du mélange destiné à remplacer le primaire jaune dans les cockpits fut laissé à l’appréciation des constructeurs.

Dans la plupart des cas, la solution la plus simple consistait à mélanger du Zinc Chromate avec du pigment noir. Ces mélanges permettaient d’obtenir différentes nuances de vert, parfois désignées sous les noms de Light Green ou de Cockpit Green.

Les formulations pouvaient varier d’un constructeur à l’autre. Certains fabricants ont également pu utiliser des peintures disponibles dans le commerce, dont la teinte se rapprochait davantage du Bronze Green, voire du ANA 612 Medium Green.

Le Cockpit Green : une appellation à connaître

Le terme Cockpit Green n’a acquis un statut officiel que brièvement, dans le cadre des accords de normalisation des couleurs aéronautiques ANA (Army-Navy Aircraft) de 1943. À cette époque, le Zinc Chromate teinté en vert fut temporairement désigné sous ce nom, avant que l’appellation Interior Green ne soit finalement retenue, comme nous le verrons par la suite.

Une référence colorimétrique officielle avait bien été intégrée à la norme ANA. Cependant, cette teinte ne semble pas avoir été largement adoptée dans la production aéronautique américaine.

Plusieurs raisons peuvent expliquer cette situation. La norme en question n’a été appliquée que pendant une période relativement courte et, dans la pratique, les instructions de production demandaient généralement d’écouler les stocks de peinture déjà disponibles avant de passer à une nouvelle couleur.

Il faut donc garder à l’esprit que le nom Cockpit Green ne garantit pas, à lui seul, une teinte uniforme sur tous les avions américains. Les mélanges utilisés, les peintures disponibles et les habitudes propres à chaque constructeur pouvaient entraîner des différences sensibles d’un appareil à l’autre.

L’Interior Green (ANA 611)

En septembre 1943, la marine américaine établit une norme de couleur pour un mélange de Zinc Chromate et de noir de fumée (Lamp Black). Cette teinte allait devenir l’ANA 611 Interior Green.

Cette décision visait à harmoniser, après coup, les nombreuses nuances de vert déjà utilisées par les différents constructeurs pour peindre les compartiments occupés par les équipages.

L’appellation officielle Interior Green apparaît dans le bulletin ANA n° 137, publié à cette période. Celui-ci désigne le primaire au Zinc Chromate teinté en noir sous la référence ANA 611 Interior Green. Un détail mérite d’être souligné : contrairement à certaines formulations antérieures, ce mélange ne devait désormais plus contenir de pâte d’aluminium.

Avec le temps, cette couleur normalisée et sa formulation se sont progressivement imposées dans l’industrie aéronautique américaine. Toutefois, la période de transition laisse subsister de nombreuses incertitudes.

Compte tenu des ambiguïtés qui existaient déjà dans les spécifications précédentes, il est tout à fait possible que le nouvel Interior Green ait présenté une apparence très proche de certains mélanges utilisés auparavant par les constructeurs. Dans ces conditions, il reste aujourd’hui difficile de déterminer avec certitude quelle formulation a été employée lorsqu’on examine un échantillon de peinture ancien.

Pour le maquettiste, il faut donc retenir une chose : l’adoption de l’ANA 611 a marqué une étape importante dans la normalisation des couleurs intérieures américaines, mais elle n’a pas fait disparaître instantanément les différences de teintes héritées des pratiques antérieures.

Le Bronze Green

Comme le Zinc Chromate, le terme Bronze Green désigne une famille de finitions plutôt qu’une référence de couleur unique. Il s’agit d’un vert foncé obtenu à partir d’un pigment issu du bronze oxydé.

Cette appellation, toujours employée aujourd’hui, illustre un phénomène assez courant : un nom désignant à l’origine la composition chimique d’un produit finit par devenir le nom de la couleur elle-même.

Le mot Bronze peut prêter à confusion. On imagine facilement une teinte brun rougeâtre, mais ce n’est pas du tout l’aspect du Bronze Green.

Le pigment utilisé contient principalement du carbonate de cuivre, un composé responsable de la patine verte que l’on observe souvent sur les vieux monuments en bronze.

Les travaux de Dana Bell ont permis de mettre en lumière l’existence et l’utilisation de ces couleurs dans son ouvrage Air Force Colors, Vol. 1, publié il y a près de vingt ans au moment de la rédaction de l’article original.

Aujourd’hui, il est généralement admis que le Bronze Green a été largement utilisé dans les cockpits des avions américains. Pourtant, toutes les questions ne sont pas résolues, notamment en ce qui concerne cette teinte et celle qui lui a succédé : le Dark Dull Green.

À la fin des années 1930, le Bronze Green était la couleur réglementaire des cockpits de l’US Army. La marine américaine l’utilisait également. Les constructeurs Grumman et Republic semblent y avoir eu particulièrement recours, peut-être davantage que les autres fabricants. Une explication possible serait que ces deux entreprises, implantées dans la région de Long Island, s’approvisionnaient en peinture auprès des mêmes fournisseurs.

L’utilisation du Bronze Green a également été confirmée sur les sièges des North American P-51 Mustang. Ces sièges étaient probablement fabriqués par des sous-traitants. On retrouvait aussi cette couleur sur les sièges des pilotes et sur de nombreux éléments intérieurs des bombardiers Boeing.

Enfin, le Bronze Green aurait également pu être utilisé sur les panneaux antireflets situés devant le pare-brise des avions à la finition métallique argentée. À titre d’exemple, les instructions d’entretien de l’US Army prescrivaient son emploi sur les bombardiers B-18.

Le Dark Dull Green

Le Dark Dull Green est une évolution du Bronze Green, introduite en septembre 1942. À l’origine, cette nouvelle teinte devait servir de substitut, voire de remplacement, au Bronze Green. La distinction entre ces deux couleurs a longtemps prêté à confusion.

Sans pouvoir l’affirmer avec une certitude absolue, il semble que leurs nuances aient été assez proches. Le Bronze Green aurait été légèrement plus sombre et présentait un aspect semi-brillant. C’est justement cette finition brillante qui a conduit à rechercher une alternative entièrement mate : le Dark Dull Green.

Lors de son introduction, cette nouvelle peinture était destinée aux avions militaires dotés de compartiments d’équipage fermés, notamment les bombardiers. Pourtant, son utilisation semble avoir dépassé largement les intentions initiales des responsables de la normalisation des couleurs ANA.

Le Dark Dull Green a ainsi été identifié dans les cockpits de plusieurs chasseurs et avions embarqués, notamment le F4U Corsair, les dernières versions du TBF/TBM Avenger, le P-51 Mustang et le P-47 Thunderbolt. On le retrouvait également dans les compartiments avant des bombardiers B-17, B-24 et B-29.

Un détail intéressant mérite d’être souligné : son utilisation dans les cockpits de chasseurs ne respectait pas les spécifications générales qui prévoyaient normalement l’emploi de l’Interior Green dans ce type d’appareil.

Le Dark Dull Green ne figurait déjà plus dans la norme de couleurs ANA de 1943. Cela ne signifie toutefois pas que cette peinture a disparu de la production aéronautique. Son utilisation s’est poursuivie, comme le montrent certains documents techniques ultérieurs.

Par exemple, les manuels de montage et d’entretien du P-51D Mustang, publiés plus tard, prescrivaient encore le Dark Dull Green pour certains éléments du cockpit, notamment les sièges.

Pour le maquettiste, la leçon est simple : l’absence d’une couleur dans une norme officielle ne signifie pas nécessairement qu’elle a cessé d’être utilisée. Les pratiques des constructeurs et les instructions propres à chaque appareil restent des éléments essentiels pour déterminer la finition intérieure la plus fidèle possible.

FS36440 est admis comme référence très proche du Grumman Grey

Le Grumman Grey

Grumman faisait figure d’exception dans l’industrie aéronautique américaine : le constructeur utilisait sur l’ensemble de ses appareils un primaire qui lui était propre et ne correspondait pas aux normes générales en vigueur.

Dans la littérature spécialisée actuelle, cette peinture est souvent désignée sous le nom de Grumman Grey.

L’aluminium

Les peintures à base d’aluminium, appelées Aluminium en anglais britannique et Aluminum en anglais américain, sont utilisées dans l’industrie aéronautique depuis les années 1910.

Elles étaient obtenues en mélangeant une base de peinture transparente avec de la poudre ou de la pâte d’aluminium. Contrairement aux pigments classiques, constitués de fines particules, la poudre d’aluminium se compose de minuscules paillettes métalliques. Lors du séchage, celles-ci s’aplatissent à la surface du support et forment une couche protectrice particulièrement efficace.

C’est cette propriété qui a rendu les peintures à l’aluminium si intéressantes pour l’aviation. Sur les surfaces entoilées, elles présentaient également l’avantage de limiter le vieillissement du tissu et de réduire sa fragilisation, prolongeant ainsi sa durée de vie. Enfin, à cette époque, aucun autre pigment ne permettait d’obtenir une finition à la fois aussi claire et suffisamment opaque.

Selon l’application recherchée, la base transparente utilisée pouvait être une peinture pour entoilage (dope), un vernis, une laque ou encore un primaire à base d’huile.

Les premiers appareils à bénéficier de cette technologie furent les dirigeables Zeppelin. En 1912, la société britannique Cellon commença à fabriquer commercialement de la peinture à l’aluminium pour l’entoilage. Son utilisation se répandit ensuite rapidement dans le monde entier, jusqu’à devenir une finition courante dans l’industrie aéronautique.

Cette peinture pouvait servir aussi bien de couche de finition que de primaire.

Dans le domaine des avions militaires américains, les laques à l’aluminium étaient notamment utilisées comme finition générale des cockpits des premiers F2A Buffalo et F4F Wildcat de l’US Navy, reconnaissables à leurs ailes jaunes. Il est également possible que cette pratique ait concerné d’autres appareils navals d’avant-guerre.

La laque à l’aluminium était fréquemment utilisée sur les jambes et les montants des trains d’atterrissage. Il suffit d’observer le train avant d’un B-25 Mitchell pour constater les différences d’aspect entre les surfaces : la jambe et sa fourche peintes en aluminium, le moyeu de roue en alliage d’aluminium moulé et la partie en acier apparente du vérin oléopneumatique ne présentent pas du tout le même degré de brillance.

Cette vue de l’assemblage des renforts d’aile d’un B-25 Mitchell montre la coexistence, dès la production en usine, de composants laissés en Alclad apparent et d’autres recouverts de Zinc Chromate.

Peinture aluminium ou métal nu : comment faire la différence ?

La distinction entre une finition en laque à l’aluminium et une surface métallique laissée à nu peut prêter à confusion. Pourtant, cette différence est importante pour comprendre l’aspect réel des avions de cette époque.

Si l’aluminium pur résiste naturellement à la corrosion, les alliages d’aluminium utilisés initialement dans la construction aéronautique n’offraient pas la même protection. Les éléments métalliques devaient donc recevoir un traitement préalable, d’abord avec des primaires à base d’huile, puis avec des primaires au Zinc Chromate.

La situation évolua au début des années 1930 avec l’adoption de l’Alclad, une tôle en alliage d’aluminium recouverte extérieurement de fines couches d’aluminium pur. Cette enveloppe protectrice limitait efficacement la corrosion et permettait de se passer d’une peinture de finition sur les surfaces concernées.

C’est cette évolution technique qui rendit possible l’abandon progressif de la peinture des cellules à partir de 1943.

Il faut toutefois bien distinguer les deux sujets : l’apparition de l’Alclad et l’utilisation de la laque à l’aluminium ne sont pas directement liées. La laque à l’aluminium continua d’être employée sur de nombreux éléments intérieurs des avions pendant toute la période étudiée.

Pour le maquettiste, cela signifie qu’une surface d’aspect métallique n’était pas nécessairement laissée en métal nu. Selon la pièce et sa fonction, elle pouvait être recouverte d’une peinture aluminium, même lorsque le reste de la cellule conservait une finition métallique naturelle.

L’Olive Drab

L’Olive Drab américain trouve ses origines dans le vert utilisé par le Royal Flying Corps (RFC) britannique sur les avions de la Première Guerre mondiale. Même si cette couleur était avant tout destinée au camouflage extérieur, son utilisation à l’intérieur de certains appareils américains est également documentée, notamment dans les cockpits des P-38 Lightning et des L-4.

Comme beaucoup de peintures militaires de cette époque, l’Olive Drab a connu plusieurs évolutions au fil des années. Entre 1938 et 1945, on distingue au moins trois spécifications officielles utilisées par l’USAAC puis l’USAAF :

  • Olive Drab No. 9 : la teinte d’avant-guerre.
  • Dark Olive Drab 41 : la teinte adoptée au début de la guerre.
  • Olive Drab ANA 613 : la version normalisée en 1943.

De l’Olive Drab No. 9 au Dark Olive Drab 41

Avant la Seconde Guerre mondiale, la teinte réglementaire de l’USAAC portait le nom d’Olive Drab No. 9.

En 1940, lorsque l’armée et la marine américaines commencèrent à harmoniser leurs normes de peinture dans le cadre des spécifications ANA (Army-Navy Aircraft), il fut décidé que cette nuance était trop claire. Elle devait donc être remplacée par une teinte plus sombre : le Dark Olive Drab 41.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, cette peinture n’était pas véritablement nouvelle. Sa formulation était disponible depuis 1932, mais elle fut désormais retenue comme référence pour le camouflage des appareils militaires américains.

On aurait pu croire que la question était réglée. Pourtant, les contraintes de la production en temps de guerre allaient rapidement compliquer les choses.

Une peinture qui évolue avec les contraintes de production

À l’origine, l’Olive Drab 41 était composé de sept pigments différents. Avec l’entrée en guerre des États-Unis, les besoins en peinture augmentèrent considérablement. Les fabricants cherchèrent alors à simplifier les formulations afin de produire plus rapidement et en plus grandes quantités.

Un autre problème se posa avec le cadmium, largement utilisé comme stabilisant dans certaines peintures. Cette matière première était rare et faisait également l’objet d’une forte demande de la part de l’industrie sidérurgique, qui l’utilisait pour la fabrication des blindages.

Le secteur de la peinture dut donc se passer du cadmium dans ses formulations. Conséquence : certaines versions de l’Olive Drab 41 produites pendant la guerre ne contenaient plus que deux ou trois pigments, avec des compositions susceptibles de varier selon les fabricants.

Ces modifications eurent des conséquences sur la stabilité de la couleur. Les peintures pouvaient se dégrader sensiblement une fois les avions déployés sur le terrain. Deux appareils sortis d’usine avec des teintes initialement proches pouvaient ainsi présenter, après plusieurs mois d’exposition, des différences très marquées.

Les différents lots de peinture ne vieillissaient pas nécessairement de la même façon. Certains perdaient leur couleur à un rythme beaucoup plus rapide que d’autres.

Un exemple particulièrement étonnant est rapporté par des pilotes du 14th Fighter Group, qui utilisaient des P-38 Lightning en Afrique du Nord. Sous l’effet du soleil africain, certains de leurs appareils des premières séries auraient pris une teinte violette particulièrement vive !

Des nuances différentes selon les fabricants

Les recherches menées par le chercheur allemand Hans Ploes, à partir de fragments de peinture retrouvés sur des avions écrasés sur le théâtre d’opérations européen (ETO, pour European Theater of Operations), ont mis en évidence au moins deux variantes de l’Olive Drab.

À l’origine, ces deux peintures auraient présenté des nuances très proches. Toutefois, l’une d’elles vieillissait rapidement et prenait une coloration rougeâtre.

Cette variante aurait notamment été utilisée par Douglas sur les A-20 Boston et par Boeing sur les B-17G.

L’autre formulation, beaucoup plus stable et résistante au vieillissement, a été identifiée sur des épaves de P-47 Thunderbolt et de P-38 Lightning.

Ces observations illustrent parfaitement les difficultés rencontrées lorsqu’on cherche à déterminer la couleur exacte d’un avion historique à partir de photographies ou de fragments de peinture anciens. La teinte visible aujourd’hui n’est pas nécessairement celle que présentait l’appareil lorsqu’il sortait d’usine.

L’arrivée de l’ANA 613 : une nouvelle norme, mais pas pour tout le monde

En mars 1943, une nouvelle étape fut franchie avec l’adoption de la norme ANA 613 Olive Drab. L’objectif était d’unifier les spécifications de l’armée et de l’aviation autour d’une seule teinte, basée sur la référence de l’armée américaine.

Cette nouvelle nuance était plus claire que le Dark Olive Drab 41.

Sur le papier, la transition semblait donc simple. Dans la pratique, l’USAAF ne paraît pas avoir manifesté beaucoup d’intérêt pour cette nouvelle peinture. Selon l’article d’origine, les services concernés auraient continué à demander aux fabricants de respecter les anciens échantillons de référence du Dark Olive Drab 41, sans réellement tenir compte des nouvelles références ANA.

Résultat : le Dark Olive Drab 41 continua d’être produit et utilisé pour les avions camouflés pendant toute la durée de la guerre, malgré l’existence officielle de l’ANA 613.

Une exception documentée : certains Douglas A-20 destinés à l’Union soviétique

L’article signale toutefois un cas documenté d’utilisation de l’ANA 613 : certains Douglas A-20G et A-20H, ainsi que des A-20J et A-20K produits après le milieu de l’année 1944 pour l’Union soviétique.

Les avions livrés dans le cadre du programme de prêt-bail (Lend-Lease) restèrent camouflés tout au long de la guerre. Douglas dut donc abandonner progressivement l’Olive Drab 41 au profit d’une nuance plus claire, que l’on peut supposer correspondre à l’échantillon ANA 613.

Cet exemple montre une nouvelle fois que les normes officielles ne suffisent pas toujours à déterminer la couleur réellement appliquée sur un appareil. Les pratiques des constructeurs, les contraintes d’approvisionnement et les exigences des clients pouvaient modifier la situation sur les chaînes de production.

Le Medium Green

Au début de la Seconde Guerre mondiale, les spécifications de l’armée américaine prévoyaient l’utilisation de deux couleurs principales pour le camouflage supérieur des avions : l’Olive Drab 41 et le Medium Green 42.

Le Medium Green devait être appliqué sous forme de taches irrégulières sur les bords d’attaque et de fuite des ailes et des stabilisateurs, ainsi que sur la dérive. L’objectif était de casser visuellement les contours de l’appareil afin de rendre sa silhouette moins facilement identifiable.

Ce schéma de camouflage fut utilisé tout au long de l’année 1942, avant d’être progressivement abandonné par la suite.

Comme l’Olive Drab, le Medium Green a connu une évolution de ses désignations officielles. On distingue principalement deux références :

  • Medium Green 42
  • Medium Green ANA 612

Le Medium Green dans les cockpits

L’utilisation du Medium Green pour les finitions intérieures des avions américains reste aujourd’hui assez mal documentée. Nous savons toutefois que plusieurs instructions de l’armée, encore en vigueur à la fin de l’année 1943, prescrivaient cette couleur pour certaines parties intérieures des cockpits directement exposées aux rayons du soleil.

Le constructeur Bell aurait également utilisé une variante du Medium Green pour les cockpits de ses P-39 Airacobra.

Il convient néanmoins de rester prudent : les informations disponibles ne permettent pas de déterminer précisément dans quelle mesure cette couleur était employée à l’intérieur des appareils.

Medium Green ou Dark Dull Green ?

Un dernier point mérite notre attention : le Medium Green semble avoir présenté une nuance très proche de celle du Dark Dull Green.

Cette ressemblance peut compliquer considérablement l’identification des couleurs sur les photographies d’époque. Selon l’éclairage, la qualité du cliché et l’état de conservation du document, il peut être particulièrement difficile de distinguer ces deux teintes avec certitude.

Pour le maquettiste, mieux vaut donc s’appuyer sur les documents propres à l’appareil reproduit plutôt que de tenter d’identifier une couleur uniquement à partir d’une photographie en noir et blanc.




Les erreurs du kit Rafale Revell 1/48

Bonjour à tous, amoureux du Rafale !

Je vais vous lister ici toutes les erreurs et oublis commis par Revell malgré que ces derniers ont eu officiellement accès aux plans et détails donnés par Dassault Aviation, ce qui fait que l’avion est globalement bien détaillé et représenté.

je m’en tiens évidemment au Rafale Marine mais certains défauts sont communs aux versions C et B.

 

  1. Les bandes parafoudre (antistatiques) sur le nez sont fausses (il faut les poncer et en mettre 6 en les répartissant comme suit : une à midi, les autres à 14H – 16H – 18H – 20H et 22h en sachant que celle à 18H est plus longue – 8mm pour les 14,16,20, et 22H et 14mm pour celle de 18h)
  2. Il manque des dents de furtivité sur les RAM panels sur l’intrados (appelées aussi dents de requin). Prennez les schémas de la notice de Syhart, ils sont bien représentés même s’il en manque à des petits endroits au niveau des entrées d’air. J’ai représenté les miennes en découpant de la bande Dymo avec un ciseau cranté à 2mm.
  3. Sur la version Marine uniquement toujours sur l’intrados, il manque les renforts de protection des réacteurs en forme de flèche sur l’arrière de l’appareil (Syhart les a oublié sur son schéma comme Revell d’ailleurs mais c’est Syhart qui fournit Revell pour la planche de décals donc …) Ce sont des pièces assez imposantes qu’on ne peut pas louper en regardant l’intrados d’un Rafale M et elles servent à protéger les réacteurs en cas de casse d’un brin d’arrêt lors de l’appontage. J’ai représenté les miennes en les découpant dans du tube dentifrice car c’est du plastique malléable et au collage il prend la forme de l’arrondi au niveau des réacteurs. Attention à ce niveau les dents de furtivité passent sur les flèches et le bas dépasse de 2mm sous les réacteurs.
  4. Au même endroit Revell a gravé des trappes qui n’existent pas (4 en tout). Regardez aussi l’intrados de la notice Syhart, le dessin est juste (4 premiers panneaux juste en avant des réacteurs).
  5. Pensez à boucher les trous des emports qui ne sont pas utilisés (RPL, GBU, MICA, AASM, AM39) 6/ Graver 2 lignes verticales en dessous des lance – leurres à l’arrière.
  6. Poncez les excroissances sur les RLM.
  7. L’emplacement du stroboscope sur l’arrête dorsale est faux, il doit se situer juste au pied de dérive (la petite plaque est représentée sur le kit). Rebouchez le trou de l’emplacement prévu par Revell.
  8. Percer un petit trou à côté de l’échappement de l’APU (à droite de la sortie)
  9. Ne pas mettre la sonde Pitot à l’avant gauche sous le cockpit, elle n’a existé que sur la version A (proto)
  10. Les FPS (feux de patrouille serrée) sont bien orange vif ou vert selon les modèles et ils affleurent tous la cellule de l’appareil (ceux de l’avant sont donc à poncer car Revell les a fait en relief)
  11. Les feux de navigation sur les RLM en bouts d’ailes ne doivent pas être peints, ils sont translucides, seules les ampoules sont teintées verte ou rouge selon le côté.
  12. Ne pas mettre de métallisé sur les tuyères car les pétales froides extérieures sont en carbone, seuls les rivets de fixation ressortent métallisés.
  13. Les grilles d’aération sur l’extrados ne sont pas en creux car elles affleurent la cellule de l’appareil
  14. La sortie d’air de la climatisation juste en arrière du cockpit est à peindre en métal légèrement bruni et non en noir
  15. Il n’y a pas de ligne de délimitation en creux au milieu du nez, il faut la poncer pour la faire disparaître. C’est juste un changement de couleur entre le gris de la teinte principale et la pointe du nez qui renferme le radar RBE2 (peinture spécifique pour les ondes).
  16. Comme ton avion sera en vol, n’oublie pas de peindre ton OSF en vert légèrement fluo, mais vous pouvez le laisser tout gris aussi si le pilote ne s’en sert pas.
  17. – Sur le côté du fuselage au niveau des réacteurs il y a une petite pièce en forme de goulot de bouteille qui sert de renfort à la cellule à cet endroit. Revell les a bien présentées sur le côté mais elles existent aussi sur le dessus juste au niveau de la ligne de structure.
  18. – Au niveau du module SPECTRA en pied de dérive (brouilleur) juste au dessus des réacteurs il y a une plaque carbone de protection (noire). Revell a représenté le long de cette plaque de chaque côté une ligne de rivets en relief, dans la réalité ils n’existent pas donc à poncer.

 

Pour le Rafale B

  1. Le vide vite (dump fuel) n’existe que sur la version M car il permet à l’appareil d’atteindre la masse admissible à l’appontage. Il est absent des versions « Air » C comme B.
  2. Les missiles Magic II n’ont jamais équipé les Rafale (B ou C) en configuration opérationnelle (seul le proto B01 en a eu en phase de test).  Seuls les premiers Rafale M (version F1) en ont eu en tout début de carrière mais ils ont rapidement été abandonnés au profit des MICA (EM sous voilure et IR en bout d’aile sur les RLM).
  3. Concernant les RPL (bidons de kéro) tu pars à priori sur 1 RPL 741 (2000 L subsoniques) en position centrale et 2 RPL 701 (1250 L supersoniques) sous voilure. Ces RPL ne se mixent pas car ils ne sont pas destinés aux mêmes missions. Soit tu pars en tout RPL 741 (1 à 3 bidons) ou tout RPL 701 (1 à 3 bidons). Seuls les Rafale M une fois de plus peuvent mixer ces bidons mais uniquement en mission « Nounou ou super nounou »  avec la nacelle NARANG afin de ravitailler en kéro d’autres Rafale. Attention aux soudures qui sont toutes de la même taille et assez proéminentes (Revell en a oublié un paquet sur les siens).

 

 

Source: Un de mes abonnés youtube: Christophe « CENTURION », merci à lui !




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Mes notes, astuces, mélanges et techniques accumulés au fil de mes apprentissages.


Lorsque je découvre une technique intéressante dans une vidéo, un livre,
un tutoriel ou auprès d’un autre maquettiste, j’ai pris l’habitude de
noter les informations que je souhaite retenir avant de les mettre en pratique.


Au fil des années, ces pages sont devenues mon véritable carnet d’atelier :
techniques de peinture, mélanges de couleurs, figurines, patine et quantité
de petites astuces glanées au fil de mon parcours.


Plusieurs membres de Plastikdream m’ont demandé de partager ces notes.
Les voici donc, scannées telles quelles, sans les réécrire ni les
remettre au propre.
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ÉTUDES & RÉFÉRENCES


Études de couleurs, observations et références visuelles utilisées pour préparer mes mises en peinture.


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Je continuerai à y ajouter mes nouvelles notes, recettes, essais et découvertes
au fil de mes projets et de mes apprentissages.




Mirage 2000D: Fiche technique

Un Mirage 2000D rénové

Afin de garantir le format de l’aviation de chasse fixé à 225 avions par le Livre blanc de 2013 et d’accompagner la fin de la montée en puissance du Rafale, la loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit une rénovation à mi-vie de 55 Mirage 2000D. Mis en service en 1993, le Mirage 2000D est un avion d’attaque au sol. Totalement interopérable dans les dispositifs alliés, il dispose des derniers standards de liaison de données tactiques.
Sa capacité de tir de munitions est régulièrement mise à jour en vue d’accroître l’efficacité des missions. À cet effet, les équipes de la Direction générale de l’armement et de l’armée de l’Air et de l’Espace
travaillent en étroite collaboration. Cette conservation de toutes ses capacités militaires est d’autant plus cruciale que le Mirage 2000D participe depuis sa mise en service à tous les engagements français sur les théâtres d’opérations : ex-Yougoslavie, Kosovo, Afghanistan, Libye, République centrafricaine, Iraq, Syrie, bande sahélo-saharienne, etc.
Aucune opération aérienne d’envergure ne s’est déroulée sans la participation des équipages de la 3e escadre de chasse de la base aérienne 133 de Nancy, qui met en œuvre ce chasseur bombardier. La rénovation permettra de disposer d’une flotte homogène de Mirage 2000D apte à honorer ses contrats opérationnels jusqu’à l’horizon 2030.

Combattre, c’est s’adapter

Appareil biplace d’assaut conventionnel, le Mirage 2000 D a bénéficié d’adaptations régulières depuis sa mise en service. Celles-ci lui offrent aujourd’hui une efficacité opérationnelle indiscutable dans le domaine air-sol et désormais aussi dans le renseignement, grâce à la nacelle d’écoute électromagnétique ASTAC. Initié en 2011, un plan de mise en cohérence capacitaire permet d’ores et déjà à l’armée de l’Air et de l’Espace de disposer d’une flotte homogène de 55 appareils. La liaison 16 est généralisée à l’ensemble de ces appareils, tout comme les équipements essentiels aux missions d’appui aérien, tels que les postes radio VHF-FM ou le système de transmission vidéo ROVER, avionnés selon les besoins.
L’intégration des munitions duales GPS/laser, comme la GBU 49, est également acquise. Le Mirage 2000 D peut également tirer des bombes de type GBU48 et GBU50 depuis février 2021. Enfin, face à la numérisation accrue de l’appui aérien, le système de communication aéroterrestre de restitution, d’acquisition et de bibliothèque embarquée évolutif (SCARABEE) est amélioré pour compléter le système de navigation et d’attaque (SNA) du Mirage 2000 D. Cette mise à niveau n’est toutefois pas suffisante pour pérenniser les capacités de l’aéronef.
C’est pourquoi une opération de rénovation à mi-vie a été lancée. Elle permettra au Mirage 2000 D de poursuivre sa participation à la tenue des contrats opérationnels en complément du Rafale
jusqu’au-delà de 2030. Ce chantier de modernisation vise à remplacer les missiles air-air Magic II par des Mica IR, mais également à intégrer le canon DEFA 550 F3 dans un pod monté au point de fuselage latéral avant gauche de l’avion afin d’offrir une capacité supplémentaire à l’armée de l’Air et de l’Espace pour les missions de Close Air Support (CAS – appui aérien rapproché).
Par ailleurs, un des objectifs de la rénovation est aussi de traiter des obsolescences, comme celle du PC embarqué SCARABEE, qui permet une meilleure coordination air-sol. Enfin, les systèmes de simulation de vol seront mis à niveau.

Un armement complet

Le Mirage 2000D est capable d’assurer la désignation d’objectifs de toutes les munitions guidées laser au moyen des pods de désignation ATLIS, PDL-CTS et Damocles. Il peut emporter les munitions GBU 12, 16, 22 et 24 guidées laser, la bombe Mk82, le missile SCALP ainsi que la GBU 48, GBU 50 et GBU 49 à guidage terminal laser / GPS.
Ces dernières confèrent au Mirage 2000D la capacité au tir de bombes de précision tout temps. Cet armement est utilisé aussi bien dans les missions d’Air Interdiction (AI) que dans celles de Close Air Support (CAS).
Par ailleurs, l’appareil dispose également des capacités L16 (liaison de données tactiques), SCARABEE (écran tactile d’aide à la gestion de mission), VHF-FM, ROVER (liaisons radio et vidéo avec les troupes au sol) et ASTAC (nacelle d’écoute électromagnétique).

Les principales missions

Spécialisés dans les missions d’attaque au sol, les Mirage 2000D peuvent réaliser par tous les temps, de jour comme de nuit, des frappes air-sol de précision en s’appuyant notamment sur leur capacité de suivi de terrain à très basse altitude et à très grande vitesse. Ils couvrent un large spectre de missions, du bombardement conventionnel aux frappes dans la profondeur, en passant
par la collecte de renseignement d’origine électromagnétique depuis 2014.
Au fil des opérations, les Mirage 2000D sont également devenus experts de l’appui aérien rapproché (Close Air Support – CAS). Face à une menace asymétrique, ils sont ainsi capables de délivrer de l’armement de grande précision au profit de troupes « amies » progressant au sol et ce, grâce à un large panel d’armements (bombes classiques, guidées laser ou laser/GPS) et à l’emport de pods de désignation laser. Depuis 1999, les Mirage 2000D participent à tous les engagements français sur les théâtres d’opérations.

Source: Ministère des Armées. Armée de l’Air




Doc F16I Sufa




GEM2000D: Documentations Sources

Introduction

Ce groupe d’étude est composé de passionnés du Mirage 2000 qui ont l’intention de monter le Mirage 2000 D de Kittyhawk au 1/32. Le but est de décortiquer les maquettes, d’identifier les axes de changements et/ou d’améliorations et de répertorier les addons disponibles.
Vous voulez participer ? Partagez vos recherches sur le sujet ? Envoyez moi un email avec nom/prénom/pseudo et vos intentions de recherches, vous recevrez en retour un lien de connexion vers la console de création d’article sur ce site, vous apporterez ainsi votre pierre à l’édifice. Si vous voulez simplement envoyez des photos sur le sujet, passez par le site WeTransfert et envoyez le dossier sur mon email: admin(arobase)plastikdream.com

Sources documentation

Sur la toile

Dans ma bibliothèque

Les vidéos intéressantes sur le Mirage 2000D

Les vidéos maquettes sur le Mirage 2000D

Les accessoires (add-on)

Les cockpits

Les sièges

Armatures de canopées

Tuyères

Roues

Bidons

Armements

Pilotes

Divers accessoires




Inspiration




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Moto US Harley Davidson WW2

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Dénomination des unités de l’Armée de l’air Française

Abréviations depuis 1950.

  • CIB, pour Centre d’Instruction au Bombardement.
  • CIEES, pour Centre Interarmées d’Essais d’Engins Spéciaux.
  • CIFAS, pour Centre d’Instruction des Forces Aériennes Stratégiques.
  • CITAC, pour Centre d’Instruction Tactique.
  • CTB, pour Centre de Tir et de Bombardement.
  • EAA, pour Entrepôt de l’Armée de l’Air.
  • EB, pour Escadron de Bombardement.
  • EC, pour Escadron de Chasse.
  • ECA, pour Escadron de Convoyage Aérien.
  • ECE, pour Escadron de Chasse et d’Expérimentations.
  • ED, pour Escadron de Drones.
  • EDCA, Escadron de Détection et de Contrôle Aéroportés.
  • EDSA, pour Escadron de Défense Sol-Air.
  • EE, pour Escadron Électronique.
  • EEA, pour Escadron Électronique Aéroporté.
  • EED, pour Escadron d’Expérimentation des Drones.
  • EEVSV, pour Escadron d’Entraînement et de Vol Sans Visibilité.
  • EH, pour Escadron d’Hélicoptères.
  • EHL, pour Escadron d’Hélicoptères Légers.
  • EHM, pour Escadron d’Hélicoptères Moyens.
  • ELA, pour Escadron de Liaisons Aériennes.
  • ELVSV, pour Escadron de Liaisons et de Vol Sans Visibilité.
  • ER, pour Escadron de Reconnaissance.
  • ERACLES, pour Escadron de Remorquage, d’Accueil, de Ciblage, de Liaisons, d’Entraînement et de Soutien.
  • EROM: Escadrille de Reconnaissance Outre Mer
  • ERP, pour Escadron de Reconnaissance Photo.
  • ERS, pour Escadron de Reconnaissance et de Sauvetage.
  • ERV, pour Escadron de Ravitaillement en Vol.
  • ESR, pour École de Spécialisation Réacteurs.
  • ET, pour Escadron de Transport.
  • ETE, pour Escadron de Transport et d’Entraînement.
  • ETEC, pour Escadron de Transport, d’Entraînement, et de Calibration.
  • ETL, pour Escadron de Transport Léger.
  • ETO, pour Escadron de Transition Opérationnel.
  • ETOM, pour Escadron de Transport Outre-Mer.
  • ETR, pour École de Transition Réacteur.
  • GAEL, pour Groupe Aérien d’Entraînement et de Liaison
  • GAM, pour Groupe Aérien Mixte.
  • GB, pour Groupe de Bombardement.
  • GC pour Groupe de Combat
  • GE, pour Groupe École.
  • GI, pour Groupe d’Instruction.
  • GLAM, pour Groupe de Liaisons Aériennes Ministérielles.
  • GRV, pour Groupe de Ravitaillement en Vol.
  • GTLA, pour Groupe de Transport et de Liaisons Aériennes.
  • PAF, pour Patrouille Acrobatique de France.
  • SALE, pour Section Aérienne de Liaisons et d’Entraînement.
  • SLVSV, pour Section de Liaisons et de Vols Sans Visibilité.

Patronyme des unités aviation Française

  • Algérois (utilisé notamment par l’EHM 2/57) désigne un ancien territoire français du temps de la colonisation en Algérie.
  • Alpes (utilisé notamment par l’EC 2/13) désigne une chaîne de montagne de l’est de la France, célèbre notamment pour ses stations de sport d’hiver comme Chamonix, Serre-Chevalier, ou encore l’Alpes d’Huez.
  • Alpilles (utilisé notamment par l’EH 5/67) désigne une chaîne de montagne du sud du pays.
  • Alsace (utilisé notamment par l’EC 1/30) désigne une région administrative française de l’est du pays, frontalière avec l’Allemagne, et célèbre pour ses villes de Colmar et de Strasbourg, ainsi que pour son fameux vignoble.
  • Anjou (utilisé notamment par l’ET 2/64) désigne une province française de l’Ancien Régime sise actuellement dans le département du Maine-et-Loire. Célèbre pour son architecture et ses vignobles.
  • Arbois (utilisé notamment par l’EB 3/94) désigne une commune du département du Jura célèbre pour son vignoble.
  • Ardennes (utilisé notamment par l’EC 3/3) désigne une chaîne de montagne du nord-est de la France, mais aussi le département qui l’abrite.
  • Argonne (utilisé notamment par l’ETD 2/7) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans l’est du pays, et aujourd’hui rattachée administrativement à la région Lorraine.
  • Armagnac (utilisé notamment par l’ERP 2/19) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans le sud-ouest du pays, et aujourd’hui rattachée administrativement au département du Gers. A ne pas confondre avec la célèbre eau-de-vie produite dans la région.
  • Artois (utilisé notamment par le GB 1/21) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans le quart nord du pays, et aujourd’hui rattachée à la région administrative Nord-Pas-de-Calais.
  • Aubrac (utilisé notamment par l’EE 1/51) désigne un massif montagneux du Massif Central sis actuellement dans la région Auvergne, et célèbre pour sa gastronomie.
  • Aunis (utilisé notamment par le GB 1/31) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans l’ouest du pays, et aujourd’hui rattachée administrativement au département de Charente-Maritime.
  • Aurès (utilisé notamment par l’EC 1/20) désigne une chaîne de montagne de l’est de l’Algérie fréquemment parcourue par les militaires français du temps de la colonisation.
  • Béarn (utilisé notamment par l’ET 1/64) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans le sud ouest du pays et rattachée administrativement au département des Pyrénées-Atlantiques.
  • Beauvaisis (utilisé notamment par l’EB 3/91) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans le nord du pays, et aujourd’hui rattaché administrativement au département de l’Oise.
  • Belfort (utilisé notamment par l’ER 1/33) désigne une ville de l’est du pays, sise dans le département du Territoire de Belfort dont elle est le chef-lieu administratif. Elle est célèbre notamment pour son lion, statut de pierre de grande taille commémorant la résistance de 1870.
  • Berry (utilisé notamment par l’EDCA 0/36) désigne une province française de l’Ancien Régime dans le centre du pays, actuellement rattachée à la région Centre.
  • Bigorre (utilisé notamment par l’EE 1/59) désigne une province française de l’Ancien Régime dans le sud ouest du pays, actuellement sise dans le département des Hautes Pyrénées.
  • Bourbonnais (utilisé notamment par l’EB 1/94) désigne une province française de l’Ancien Régime dans le centre du pays, actuellement sise dans la région Auvergne.
  • Bourgogne(utilisé notamment par l’EB 2/92) désigne une région française de l’est du pays, célèbre entre autres pour son vignoble réputé et ses vins très recherchés.
  • Bretagne (utilisé notamment par l’ERV 0/93) désigne une région administrative française de l’ouest du pays, célèbre pour sa douceur de vivre, ces stations balnéaires et le caractère des ses habitants.
  • Cambrésis (utilisé notamment par l’EC 1/12) désigne une province française de l’Ancien Régime dans le nord du pays, et aujourd’hui sise dans le département du Nord.
  • Cévennes (utilisé notamment l’EB 3/91) désigne une chaîne de montagne du Massif Central célèbre pour sa nature sauvegardé.
  • Champagne (utilisé notamment par l’EC 2/3) désigne une province française de l’Ancien Régime, et aujourd’hui sise entre plusieurs départements de l’est du pays. A ne pas confondre avec le célèbre vin pétillant produit dans cette région.
  • Châteauneuf-du-Pape (utilisé notamment par l’EDSA 10/950) désigne une commune française du sud du pays sise dans le département du Vaucluse. Célèbre pour son vignoble.
  • Cigogne (utilisé notamment par l’EC 1/2) désigne une ancienne escadrille française de la Première Guerre mondiale, célèbre pour avoir été l’unité de rattachement de pilotes de légende comme René Fonck, Georges Guynemer, ou encore Roland Garros.
  • Comtat-Venaissin (utilisé notamment par l’EC 3/5) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans le sud du pays et aujourd’hui rattachée administrativement au département du Vaucluse.
  • Constantinois (utilisé notamment par l’EHL 1/58) désigne un ancien territoire français du temps de la colonisation en Algérie.
  • Cornouaille (utilisé notamment par l’EC 3/12) désigne une région de la province de Bretagne de l’Ancien Régime.
  • Corse (utilisé notamment par l’EC 3/11) désigne une île française de la Méditerranée mais aussi la région administrative qui s’y trouve. Célèbre pour ses reliefs escarpés, sa nature protégée, et sa gastronomie pour le moins riche.
  • Côte d’Argent (utilisé notamment par l’ECE 5/330) désigne une partie ouest du littoral français dans la région de Biscarosse, célèbre pour ses spots de surf.
  • Côte d’Or (utilisé notamment par l’EC 2/2) désigne un département français de la région administrative Bourgogne, célèbre pour son vignoble.
  • Dunkerque (utilisé notamment par l’EEA 1/54) désigne une ville du nord du pays, sise dans le département du Nord. Célèbre pour son port sur la mer du Nord, la ville de Dunkerque fut aussi le théâtre d’une des actions les plus célèbres de la Seconde Guerre mondiale, l’opération britannique Dynamo.
  • Durance (utilisé notamment par l’EH 4/67) désigne une rivière française, affluent du Rhône qui traverse la ville de Briançon.
  • Ésterel (utilisé notamment par l’ET 3/60) désigne un massif montagneux français du sud du pays sis dans le département du Var.
  • Franche-Comté (utilisé notamment par l’ET 2/61) désigne une région administrative française sise dans l’est du pays. Célèbre pour sa gastronomie, ses vignobles, et sa nature protégée.
  • Gascogne (utilisé notamment par l’ERS 1/91) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans le sud ouest du pays, actuellement dans la région Aquitaine.
  • Guadeloupe (utilisé notamment par l’ETOM 0/58) désigne une île française de la mer des Caraïbes mais aussi le département et la région administrative qui s’y trouvent. Célèbre pour sa gastronomie variée, mais aussi la richesse de ses paysages et ses plages de sable fin.
  • Guyane (utilisé notamment par l’ETOM 0/68) désigne un département français d’outre-mer situé en Amérique du sud et célèbre pour abriter le centre spatial de Kourou d’où sont tirées les fusées européennes de la famille Ariane.
  • Guyenne (utilisé notamment par l’EB 1/93) désigne une ancienne province et duché, située dans le sud-ouest de la France, qui préfigura l’actuelle Aquitaine.
  • Île-de-France (utilisé notamment par l’EC 2/5) désigne une région administrative française célèbre pour abriter les villes de Paris, Saint-Denis, et Versailles.
  • Jura (utilisé notamment par l’EC 4/11) désigne une chaîne de montagne et le département qui l’accueille dans l’est de la France. Célèbre pour ses stations de sport d’hiver.
  • La Fayette (utilisé notamment par l’EC 2/4) désigne une ancienne escadrille de pilotes volontaires américains qui vinrent en France combattre l’Allemagne dès 1916, et se placèrent sous commandement français. Leur nom rappelle bien entendu l’aristocrate français, héros de la guerre d’indépendance américaine contre les Britanniques.
  • Landes (utilisé notamment par l’ERV 4/91) désigne à la fois le département et la forêt du Sud-Ouest de la France.
  • Languedoc (utilisé notamment par l’EC 3/7) désigne une province française de l’Ancien Régime sise actuellement dans la région administrative du Languedoc-Roussillon dans le sud du pays.
  • La Réunion (utilisé notamment par l’ETOM 0/50) désigne une île française de l’océan indien mais aussi le département et la région administrative qui s’y trouvent. Célèbre pour ses spots de surf et de plongée sous marine, et pour sa nature protégée.
  • Larzac (utilisé notamment par l’ETOM 1/88) désigne un plateau montagneux du Massif Central.
  • La Tontouta (utilisé notamment par l’ETOM 0/52) désigne un lieu-dit sur la commune de Nouméa en Polynésie Française où est installée la Base Aérienne 186.
  • Limousin (utilisé notamment par l’EC 3/4) désigne une région administrative du tiers centre de la France. Célèbre pour ses communes de Limoges et Tulle.
  • Lorraine (utilisé notamment par l’EC 3/33) désigne une région administrative française de l’est du pays, célèbre pour son passé ouvrier et sa riche gastronomie.
  • Maine (utilisé notamment par l’ETOM 0/82) désigne une rivière française, affluent de la Loire, qui traverse notamment la ville d’Angers.
  • Marne (utilisé notamment par l’EB 2/94) désigne une rivière française, affluent de la Seine, qui traverse notamment les villes de Châlons-en-Champagne et de Meaux.
  • Médoc (utilisé notamment par l’ETE 1/43) désigne une province française de l’Ancien Régime de l’ouest du pays sise actuellement dans le département de la Gironde. Célèbre pour son vignoble.
  • Mistral (utilisé notamment par l’ETE 1/44) désigne un vent froid qui souffle dans le sud du pays.
  • Navarre (utilisé notamment par l’EC 1/3) désigne une ancienne province de l’actuelle Espagne, alliée de la France durant l’Ancien Régime.
  • Nice (utilisé notamment par l’ETO 2/8) désigne une commune du sud du pays sise dans le département des Alpes Maritimes. Célèbre pour son tourisme.
  • Normandie-Niemen (utilisé notamment par l’EC 2/30) désigne une ancienne escadrille des Forces Aérienne Françaises Libres qui entre 1942 et 1945 participa aux combats de la Seconde Guerre mondiale sur le front soviétique, volant sur des avions construits en URSS.
  • Oranie (utilisé notamment par l’EC 1/6) désigne un ancien territoire français du temps de la colonisation en Algérie.
  • Ouarsénis (utilisé notamment par l’EC 2/20) désigne une chaîne de montagne du nord de l’Algérie fréquemment parcourue par les militaires français du temps de la colonisation.
  • Ouessant (utilisé notamment par l’ETOM 0/55) désigne une petite île française de l’Atlantique rattachée administrativement au département du Finistère. Célèbre pour son phare et la route maritime qui se trouve à son large.
  • Parisis (utilisé notamment par l’EH 3/67) désigne une province française de l’Ancien Régime du nord du pays et sise actuellement dans le département du Val d’Oise.
  • Picardie (utilisé notamment par l’EC 2/12) désigne une région administrative du tiers nord de la France, célèbre pour ses villes d’Amiens et Beauvais, et pour ses stations balnéaires sur la Manche.
  • Poitou (utilisé notamment par l’ET 3/61) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans l’ouest du pays, et aujourd’hui rattachée administrativement à la région Poitou-Charente. Célèbre pour sa gastronomie et sa nature sauvegardée.
  • Provence (utilisé notamment par l’EC 1/7) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans le sud-est du pays et aujourd’hui rattachée administrativement à la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Célèbre pour sa gastronomie, sa culture orale et écrite, et aussi sa nature préservée.
  • Pyrénées (utilisé notamment par l’EH 1/67) désigne une chaîne de montagne du sud et du sud ouest de la France, frontalière avec l’Espagne. Célèbre pour ses stations de sport d’hiver.
  • Riquewihr (utilisé notamment par l’EDSA 6/950) désigne une commune française de l’est du pays sise dans le département du Haut-Rhin.
  • Roussillon (utilisé notamment par l’EC 1/11) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans le sud du pays et aujourd’hui rattachée administrativement à la région Languedoc-Roussillon.
  • Saintonge (utilisé notamment par l’ETO 1/8) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans l’ouest dans pays et aujourd’hui rattachée administrativement à la région Poitou-Charente.
  • Sambre (utilisé notamment par l’EB 3/93) désigne une rivière en partie franco-belge, affluent de la Meuse, et qui traverse les villes de Maubeuge et Namur.
  • Savoie (utilisé notamment par l’EC 2/33) désigne une chaîne de montagne des Alpes françaises, mais aussi le département qui l’accueille. Célèbre pour ses stations de sport d’hiver.
  • Seine (utilisé notamment par l’EC 2/10) désigne un fleuve français qui traverse notamment les villes de Paris et Rouen.
  • Sénégal (utilisé notamment par l’ET 2/63) désigne une ancienne colonie de l’Afrique Occidentale Française, aujourd’hui état souverain à part entière.
  • Solenzara (utilisé notamment par l’EH 1/44) désigne un fleuve côtier français mais aussi la commune de Corse-du-sud qui accueille la Base Aérienne 126.
  • Sologne (utilisé notamment par l’ERV 3/94) désigne une région naturelle forestière française située en région Centre et comprise entre la Loire et l’un de ses affluents, le Cher.
  • Touraine (utilisé notamment par l’ET 1/61) désigne une province française de l’Ancien Régime sise dans le centre du pays et aujourd’hui administrativement rattachée à la région Centre. Célèbre pour son architecture et ses vignobles.
  • Tunisie (utilisé notamment par le GB 1/25) désigne une ancienne colonie française d’Afrique du Nord, aujourd’hui état souverain à part entière.
  • Valmy (utilisé notamment par l’EH 2/67) désigne une commune française du département de la marne. Célèbre pour avoir été le lieu d’une bataille décisive de la Révolution Française en 1792.
  • Vaucluse (utilisé notamment par le GAM 56) désigne un département français du sud du pays, célèbre pour ses villes d’Avignon et de Carpentras.
  • Vendée (utilisé notamment par l’EC 1/5) désigne un département français de la région administrative des Pays de la Loire, célèbre pour ses plages sur l’Atlantique.
  • Ventoux (utilisé notamment par l’ET 03.062) désigne le mont éponyme, battu par le Mistral, sis dans le département du Vaucluse.
  • Vercors (utilisé notamment par l’ET 1/62) désigne un massif montagneux du sud du pays sis dans la région Rhône-Alpes et resté célèbre pour avoir été le théâtres de hauts faits de résistances contre les nazis durant l’Occupation.
  • Verdun (utilisé notamment par l’ETE 1/41) désigne une commune française du département de la Meuse, resté célèbre dans l’histoire pour avoir été le théâtre d’une sanglante bataille de la Première Guerre mondiale en 1916.
  • Vexin (utilisé notamment par l’EC 4/33) désigne une province française de l’Ancien Régime rattachée à l’actuelle région d’Île de France.
  • Vosges (utilisé notamment par l’EC 2/11) désigne une chaîne de montagne de l’est de la France, et par extension le département où elle se trouve administrativement.